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MOT-CLEF Relativisme
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lundi 5 avril 2021
Un fait trouble beaucoup le débat public : l’émergence récente de ce qu’on appelle indigénisme, décolonialisme, Black Lives Matter, sans parler des diverses théories du genre ou d’un certain féminisme, et des élucubrations de ce qu’on appelle intersectionnalité. C’est l’idée d’abord que des populations censément opprimées peuvent seules parler de ce qui est censé les opprimer ; et ensuite que l’ensemble de la culture et civilisation occidentale est coupable de ces oppressions, ce qui implique critique et épuration. Et on censure les auteurs, on abat les statues, on colonise médias et universités pour imposer le discours unique etc.
D’où le désarroi de l’opinion progressiste face à cette nouvelle gauche, par rapport à la vision universaliste (ou plutôt se voulant telle) qu’elle avait du progrès et de la société. Apparemment l’opposition est frontale. Mais en réalité tous deux sont issus d’une source commune, ou plutôt d’un paradigme fondateur.
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dimanche 27 septembre 2020
Droits de l’homme, démocratie : des valeurs universelles, vraiment ? Le constat est en réalité bien plus ambigu. Malgré les proclamations planétaires, ONU à l’appui. D’une part ces références sont remises en cause par bien des pays ou cultures, notamment en Asie ou dans le monde islamique. D’autre part, dans le monde occidental même elles subissent sans cesse des mutations profondes, alors même qu’elles sont supposées permanentes.
Se pose donc de façon renouvelée la question de la nature et du fondement de toute prétention à l’universalité de valeurs morales communes. La seule réponse rationnelle est la loi naturelle ; elle affirme l’existence de valeurs morales universelles, objectives, qui devraient s’imposer à tous par leur vérité même, et cela éventuellement en dehors de toute foi religieuse (même si l’Eglise catholique la défend). Mais c’est ce que le système dominant récuse. Ce qui le conduit à une forme de manichéisme. La loi naturelle au contraire est recherche d’universalité véritable.
Voyons ce que tout cela peut impliquer.
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mercredi 2 décembre 2009
“Le Ciel et la Forêt” 1 et 2 sont deux ouvrages que j’avais groupés sous un même nom parce qu’ils me paraissaient liés, mais leur sujets étaient suffisamment différents pour permettre de les éditer séparément.
L’un s’attaque à la pluralité des conceptions, l’autre à celle des religions (voir . Dans les deux cas il s’agit de travailler à ce qui me paraît une tâche urgente : développer une réflexion à la hauteur des enjeux contemporains, et enracinée dans notre tradition (la philosophia (…)
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dimanche 23 décembre 2012
Il n’y a pas de progrès possible sans tradition. Car la tradition vivante n’est pas la perpétuation d’un stock immuable, c’est la transmission d’une expérience vécue du vrai et du bien. Mais ce progrès n’est en rien garanti et les dérapages toujours possibles.
Notre société, elle, a systématisé ces dérapages. Son idéal latent est que chacun définisse le bien comme il l’entend, sans admettre de référence objective du bien, et sans tirer les leçons de l’expérience collective.
Mais croire par exemple qu’en laissant chaque individu réinventer la famille au gré de ses expériences émotionnelles, donc sans véritable considération des enfants et de leur sort futur, et sans aucune vision sur la durée de ce que peut donner le modèle familial en question, est irrationnel et irresponsable.
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mercredi 27 juillet 2011
Bien interpréter le symptôme
L’effrayante affaire du tueur norvégien nous conduit à poser plusieurs questions importantes. Le discours dominant tend à conclure directement que c’est parce qu’il y a des discours de haines ou d’hostilité à certaines communautés (musulmans en l’espèce) que de tels évènements se produisent. Mais le passage de ce genre d’idéologie à la tuerie suppose deux étapes supplémentaires qui demandent explication. D’abord, le tueur a conclu de l’idée supposée qu’il y a (…)
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mercredi 10 août 2022
On constate une tendance nouvelle et étrange de l’individualisme de nos jours. Elle consiste non pas à refuser les identités collectives pour affirmer sa personnalité, mais à prétendre toujours relever de ces identités, à s’en réclamer même, tout en les comprenant ou redéfinissant de façon contradictoire avec ce qu’elles signifient. Ainsi ces supposés catholiques qui ne croient pas ce que croit l’Eglise, ces mâles qui prétendent être reconnus comme des femmes normales etc…
Ce qui ruine tout dialogue collectif, toute pensée claire, les mots se vidant de leur sens.
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mercredi 10 juin 2015
Inséré dans le flux du temps, l’homme se trouve en permanence confronté à l’énigme de l’incertitude sur l’avenir, et à la nécessité cependant de prendre des décisions. Ce qui l’inscrit dans le temps et son énigme. Le futur est pour nous inconnu, en fait n’existe pas encore, et c’est cependant en fonction de lui que nous décidons aujourd’hui. Nous avons donc un besoin vital d’une réflexion philosophique, et même spirituelle, sur le temps.
Cet éclairage vaut aussi pour la décision financière – c’en est même un point d’application privilégié. Ce n’est bien sûr pas pour suivre la théorie financière dominante, convaincue de l’efficience absolue des marchés, dans son illusion étrange de maitriser le futur et d’incarner la rationalité. Mais c’est bien plutôt par l’inscription de tout instant de notre vie, de toute décision, y compris financière, dans la perspective de cette construction à valeur éternelle qu’est notre destinée, et notre histoire au fil du temps.
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dimanche 7 janvier 2018
On parle de transhumanisme pour désigner l’utilisation à l’avenir de technologies en plein développement afin de transformer l’homme lui-même. Ces technologies relèvent de la biologie, de l’informatique, des sciences de l’information ou d’autres, en général comprises comme combinées entre elles.
Le but du transhumanisme lui va d’un simple ‘homme augmenté’, mais devenu alors massivement supérieur aux autres hommes, à un homme ‘immortel’ ou en tout cas ‘post-humain’, échappant à la nature humaine.
Des projets titanesques qui méritent quelque réflexion…
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dimanche 22 juin 2025
L’exemple du débat sur l’euthanasie est a priori surprenant. Ses adversaires ont développés des trésors d’arguments raisonnables pour montrer l’immoralité de ce développement, et sa contradiction avec des convictions par ailleurs admises par tous et mises dans les lois. Or ils n’ont en rien emporté le débat. C’est que les partisans de l’euthanasie ont une conception différente de la morale et par là du sacré. Ce qu’ils sacralisent, c’est l’autodétermination de l’individu.