Les récents propos de Roselyne Bachelot, estimant qu’il y avait trop d’églises et qu’une partie appréciable de celles-ci, notamment en milieu rural, devrait être vendue ou détruite, ont justement scandalisé par leur brutalité. Il n’empêche qu’il y a une question réelle, celle des conséquences collectives de l’effondrement démographique du catholicisme. Comme tout effondrement de ce type, l’effet n’est que progressif et permet le maintien d’impressions rétiniennes sur d’assez longues durées. Mais en même temps la démographie est implacable à terme. En l’occurrence, elle met en évidence la quasi-certitude d’un effondrement au moins quantitatif encore plus visible du catholicisme en France.
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