On brandit le risque du communautarisme et on a raison. De fait dans nos pays toute une partie de la population ne s’identifie plus à la communauté nationale et privilégie ses références d’origine, quitte bien sûr à profiter des droits associés à la nationalité française.
Une telle situation n’est pas compatible à terme avec le maintien d’une communauté, et notamment en l’espèce avec un système démocratique, lequel suppose qu’on s’identifie au peuple qui vote et détermine la majorité. S’identifier suppose de former avec lui une communauté de destin - ce qui suppose à son tour un patrimoine de références commun et un engagement dans la communauté nationale. Ce n’est désormais plus un fait acquis, allant de soi.
Une telle situation est profondément nouvelle et demande une révision en profondeur de notre conception de la nationalité.
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