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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Mensuram bonam et l'investissement dans une perspective de foi</title>
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		<dc:date>2022-12-29T15:57:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Investissement &#233;thique</dc:subject>
		<dc:subject>Investissement &#233;thique chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Investissement responsable et Eglise</dc:subject>
		<dc:subject>Le chr&#233;tien et l'argent</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Voil&#224; un document important du Vatican, le premier sur le sujet, salu&#233; comme tel par les grands m&#233;dia, Wall Street Journal et Figaro en t&#234;te. On conna&#238;t le long travail de d&#233;veloppement que le Magist&#232;re universel accomplit dans l'&#233;dification de la Doctrine sociale de l'Eglise ou DSE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est un domaine o&#249; la DSE restait peu diserte, malgr&#233; plusieurs pages bien senties, c'est la finance. Or c'est par un paradoxe apparent sous le pape Fran&#231;ois qu'un effort particulier a &#233;t&#233; fait en ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voici Mensuram Bonam, qui traite de l'investissement financier dans la perspective de la foi catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon commentaire pour La Nef. Et une tribune parue dans Les Echos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/-Questions-financieres-.html" rel="directory"&gt;Religion , finance, argent&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-ethique-+.html" rel="tag"&gt;Investissement &#233;thique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-ethique-chretien-+.html" rel="tag"&gt;Investissement &#233;thique chr&#233;tien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-responsable-et-Eglise-+.html" rel="tag"&gt;Investissement responsable et Eglise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Le-chretien-et-l-argent-+.html" rel="tag"&gt;Le chr&#233;tien et l'argent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un document important du Vatican, le premier sur le sujet, salu&#233; comme tel par les grands m&#233;dia, Wall Street Journal et Figaro en t&#234;te. On conna&#238;t le long travail de d&#233;veloppement que le Magist&#232;re universel accomplit dans l'&#233;dification de la Doctrine sociale de l'Eglise ou DSE. Le pape Fran&#231;ois y a contribu&#233; notamment avec &lt;i&gt;Laudato Si&lt;/i&gt; dont on conna&#238;t le retentissement &#8211; m&#234;me si &lt;i&gt;Fratelli tutti&lt;/i&gt; appelle une appr&#233;ciation plus nuanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est un domaine o&#249; la DSE restait peu diserte, malgr&#233; plusieurs pages bien senties, c'est la finance. Or c'est par un paradoxe apparent avec le pape Fran&#231;ois que, sous l'&#233;gide du cardinal Turkson (1), un effort particulier a &#233;t&#233; fait en ce domaine, notamment avec &lt;i&gt;Oeconomicae et pecuniariae quaestiones&lt;/i&gt; (2018) ou OPQ, traitant de la finance en g&#233;n&#233;ral en collaboration avec la Congr&#233;gation pour la Doctrine de la Foi. Et voici &lt;i&gt;Mensuram Bonam&lt;/i&gt;, qui traite de l'investissement financier dans la perspective de la foi catholique. Visant plus particuli&#232;rement les institutions d'Eglise qui ont des fonds &#224; g&#233;rer, afin de les aider dans la recherche de la strat&#233;gie la plus coh&#233;rente avec leur foi, il s'adresse aussi &#224; tous les catholiques - et plus incidemment &#224; toute personne. Mais on notera que ce nouveau texte, qui &#233;tait pr&#233;vu pour para&#238;tre sous l'&#233;gide du dicast&#232;re, sort finalement comme document de l'Acad&#233;mie Pontificale des sciences sociales, dont le cardinal est devenu chancelier. Ce n'est donc plus un texte magist&#233;riel mais le lancement d'une r&#233;flexion et action collectives. Mais si plusieurs conf&#233;rences &#233;piscopales avaient abord&#233; la question, c'est le premier document venant du Vatican &#224; en traiter. Sans doute perfectible, c'est donc une &#233;tape importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait le d&#233;veloppement consid&#233;rable que prend l'investissement &#233;thique ou socialement responsable dans la gestion de fonds. Au-del&#224; m&#234;me de ce domaine d&#233;j&#224; majeur, que l'Eglise se devait d'aborder, le texte la conduit &#224; prendre position de mani&#232;re plus pr&#233;cise sur deux sujets. L'un est la vie &#233;conomique, et particuli&#232;rement celle des entreprises, puisque la plupart de ces investissements sont faits dans des entreprises, dont on appr&#233;cie l'action sous l'angle de la pr&#233;occupation morale ou &#233;thique, qui sont d&#232;s lors clairement reconnus dans son principe. L'autre est l'usage m&#234;me de l'argent, puisque l&#224; encore il s'agit de faire un bon usage de notre argent, ce qui confirme que ce bon usage existe. C'est l&#224; un point majeur, qu'il convenait de pr&#233;ciser. On parle encore bien trop peu d'argent dans le milieu catholique, du moins dans la p&#233;riode moderne, ce qui contraste d'ailleurs avec la franchise des &#233;poques anciennes. Et trop souvent c'est pas des anath&#232;mes peu constructifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aper&#231;u du texte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte comprend plusieurs parties, avec un pr&#233;ambule th&#233;ologique et un rappel de la Doctrine sociale de l'Eglise, et ensuite un d&#233;veloppement sur les m&#233;thodes utilisables pour orienter l'investissement dans la perspective catholique, compl&#233;t&#233; par un r&#233;pertoire fourni de crit&#232;res d'exclusion ou de r&#233;flexion possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, le texte fait r&#233;f&#233;rence aux principes pos&#233;s dans la Doctrine sociale de l'Eglise (DSE), selon le &lt;i&gt;Compendium&lt;/i&gt; de la DSE : la personne et sa dignit&#233; (droits de l'homme compris), le bien commun, la subsidiarit&#233; et la participation, la destination universelle des biens de la terre, en y ajoutant la durabilit&#233; et le souci de la cr&#233;ation, &#224; la suite de Beno&#238;t XVI et du pape Fran&#231;ois. Le texte d&#233;crit ensuite la vari&#233;t&#233; des voies qui peuvent &#234;tre suivies : gestion directe des actifs, gestion collective (SICAV), investissement d'impact ou plus cibl&#233;s etc. Il insiste en d&#233;tails sur la n&#233;cessit&#233; d'un engagement actif dans le dialogue avec les entreprises comme avec les professionnels de la finance ; ainsi que sur la coop&#233;ration entre catholiques sur ces diff&#233;rents sujets. Quant au choix des m&#233;thodes de s&#233;lection, il admet plusieurs voies : l'investissement &#224; impact (&lt;i&gt;impact investing&lt;/i&gt;), ou le choix des meilleurs dans leur cat&#233;gorie (&lt;i&gt;best in class&lt;/i&gt;), &#233;valu&#233;s selon une s&#233;rie de crit&#232;res et notamment les rapports de l'entreprise consid&#233;r&#233;e avec ses parties prenantes. Le terme dominant dans la litt&#233;rature profane sur le sujet, ESG (environnement, social, gouvernance), est &#233;voqu&#233; plut&#244;t positivement, mais sans &#234;tre mis au rang de r&#233;f&#233;rence, la perspective de l'Eglise &#233;tant plus large et parfois diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;veloppements appr&#233;ciables sont allou&#233;s &#224; l'approche par exclusion, favorite dans le monde anglosaxon - tout en admettant la complexit&#233; de la question dans le cas des entreprises &#224; activit&#233;s multiples. Si dans certains cas l'exclusion demand&#233;e est totale comme pour l'avortement, dans d'autres la r&#233;daction est moins nette et laisse un place appr&#233;ciable &#224; l'interpr&#233;tation. Mais l'annexe qui les pr&#233;cise est quelque peu condens&#233;e et parfois exp&#233;ditive. On peut comprendre par exemple que l'alcool (y compris le vin de la messe), l'armement et le nucl&#233;aire sont &#224; &#233;viter &#8211; ce qui est pour le moins contestable sous cette forme abrupte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques r&#233;flexions imm&#233;diates&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut souligner plusieurs dimensions de ce texte qui manifestent un choix qui n'allait pas de soi dans le contexte de la Doctrine sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier est l'intitul&#233; m&#234;me : il parle de mesures bas&#233;es sur la foi (&#171; &lt;i&gt;faith-based measures&lt;/i&gt; &#187;), ce qui n'est pas en g&#233;n&#233;ral le cas des textes relevant de la DSE, qui se r&#233;f&#232;rent bien entendu &#224; la foi, mais &#233;galement &#224; la loi naturelle ou de la raison, plus parlants pour les non-catholiques. M&#234;me s'il souligne qu'il peut et doit aussi aider les non croyants. C'est une diff&#233;rence d'approche avec OPQ, qui se r&#233;f&#232;re plus explicitement &#224; la loi naturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second est la diversit&#233; m&#234;me des approches consid&#233;r&#233;es possibles : il s'agit dans une mesure importante plus d'aider les choix qu'effectuent sous leur responsabilit&#233; les institutions g&#233;rant des fonds, que de les canaliser vers une m&#233;thode ou un choix particuliers. Ce qui peut surprendre l&#224; aussi, au vu des enjeux ; mais peut s'expliquer par la diversit&#233; l&#233;gitime des points de vue, qui rel&#232;ve de la responsabilit&#233; prudentielle des investisseurs. Mais cela a un inconv&#233;nient : il ne sera d&#232;s lors pas imm&#233;diat pour les personnes concern&#233;es d'en tirer des conclusions pratiques. Un autre risque est que certains prendront l'annexe sur l'exclusion comme r&#233;f&#233;rence principale, alors que ce n'est qu'une liste de points de r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, l'appel est tr&#232;s ferme sur le besoin m&#234;me d'une telle r&#233;flexion. La raison en est rappel&#233;e d&#232;s la pr&#233;face : le devoir que la Bible souligne d'un responsabilit&#233; morale dans le gestion de nos biens, la propri&#233;t&#233; priv&#233;e &#233;tant subordonn&#233;e &#224; la destination universelle des biens et donc du bien commun. L'activit&#233; d'investissement entre alors dans le cadre des &#339;uvres qui ont un lien indissoluble avec la foi. Sachant que comme il est rappel&#233;, le souci moral, et notamment l'imp&#233;ratif du bien commun, ne s'opposent pas aux exigences d'une bonne gestion, et notamment de veiller &#224; une rentabilit&#233; raisonnable des actifs investis. En ce sens le texte reconna&#238;t la l&#233;gitimit&#233; en soi d'un investissement financier, s'il est r&#233;alis&#233; dans l'esprit et avec les orientations voulues. Ce qui est int&#233;ressant sous le r&#232;gne du pape Fran&#231;ois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, avec ses limites ind&#233;niables, ce document est &#224; la fois un texte prudent, et une &#233;tape importante par le sujet m&#234;me qui est abord&#233;, la reconnaissance de la possibilit&#233; d'une &#233;conomie et finance &#233;thique en contexte de march&#233;, et le rappel de l'imp&#233;ratif moral que cela comporte notamment pour le catholique. Saluons-le donc, mettons-le en &#339;uvre, et enrichissons la r&#233;flexion : nous ne sommes qu'au d&#233;but du processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Pr&#233;fet du Dicast&#232;re pour le service du d&#233;veloppement humain int&#233;gral jusqu'&#224; fin 2021, devenu ensuite chancelier de l'Acad&#233;mie Pontificale des sciences sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paru dans&lt;/i&gt; la Nef &lt;i&gt;janvier 2023&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Texte fran&#231;ais&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pass.va/content/dam/casinapioiv/pass/pdf-volumi/other-publications/mb_fra_nov_2022.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.pass.va/content/dam/cas...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Texte anglais&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pass.va/en/events/2022/mensuram_bonam.html)&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.pass.va/en/events/2022/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tribune des Echos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/opinion-le-vatican-livre-sa-vision-de-linvestissement-ethique-1894690&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/idees-debat...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'&#201;vangile parle-t-il d'&#233;conomie et de finance ?</title>
		<link>https://pierredelauzun.fr/L-Evangile-parle-t-il-d-economie-et-de-finance.html</link>
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		<dc:date>2021-12-01T14:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Investissement &#233;thique chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Le chr&#233;tien et l'argent</dc:subject>
		<dc:subject>Christianisme et &#233;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Condamnation de l'usure</dc:subject>
		<dc:subject>Evangile et argent</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Publi&#233; dans Al&#233;teia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La finance, qui a un r&#244;le essentiel dans l'&#233;conomie, requiert une r&#233;gulation collective et une orientation morale de ceux qui en sont responsables. Sur la base des &#201;vangiles et de la doctrine sociale de l'&#201;glise, les chr&#233;tiens devraient jouer un r&#244;le central dans cette r&#233;flexion et cette pratique.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/-Religion-politique-et-economie-.html" rel="directory"&gt;Religion et &#233;conomie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-ethique-chretien-+.html" rel="tag"&gt;Investissement &#233;thique chr&#233;tien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Le-chretien-et-l-argent-+.html" rel="tag"&gt;Le chr&#233;tien et l'argent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Christianisme-et-economie-+.html" rel="tag"&gt;Christianisme et &#233;conomie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Condamnation-de-l-usure-+.html" rel="tag"&gt;Condamnation de l'usure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Evangile-et-argent-+.html" rel="tag"&gt;Evangile et argent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La finance, qui a un r&#244;le essentiel dans l'&#233;conomie, requiert une r&#233;gulation collective et une orientation morale de ceux qui en sont responsables. Sur la base des &#201;vangiles et de la doctrine sociale de l'&#201;glise, les chr&#233;tiens devraient jouer un r&#244;le central dans cette r&#233;flexion et cette pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.aleteia.org/2021/11/28/levangile-parle-t-elle-deconomie-et-de-finance/?fbclid=IwAR16G1QjPcN46Q0sIpavPpva1po97COeKYIv99CiTMb5AJMKhhaOB2srFes&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://fr.aleteia.org/2021/11/28/l...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce que l'on pense souvent, l'&#201;vangile parle d'&#233;conomie et de de finances, et utilise abondamment la r&#233;alit&#233; &#233;conomique et financi&#232;re. En fait, J&#233;sus est le seul &#171; fondateur de religion &#187; qui utilise abondamment le langage &#233;conomique pour expliquer et figurer des r&#233;alit&#233;s spirituelles. C'est tr&#232;s parlant dans toute soci&#233;t&#233;, o&#249; l'on exerce des activit&#233;s &#233;conomiques, car cela se r&#233;f&#232;re &#224; des r&#233;alit&#233;s de tous les jours (&#233;changes de biens et des services, pr&#233;vision budg&#233;taire, calculs de prix, probl&#232;mes de dettes, rapport &#224; l'argent, etc.). Ceci se retrouve par exemple dans la parabole des talents, qui parle de faire fructifier l'argent, et o&#249; le ma&#238;tre reproche &#224; celui qui avait re&#231;u un seul talent de ne pas l'avoir fait fructifier, pour le donner &#224; celui qui avait re&#231;u dix talents et qui les avait fait fructifier. Bien entendu, cela ne veut pas dire que le message &#233;vang&#233;lique soit purement &#233;conomique et financier, tout au contraire. Mais le Christ, seul de toutes les religions, utilise fr&#233;quemment le langage de l'&#233;conomie et de la finance pour transmettre des v&#233;rit&#233;s ; m&#234;me si celles-ci sont essentiellement d'ordre spirituel, cela nous dit quelque chose sur ces r&#233;alit&#233;s. Ce qui n'est pas &#233;tonnant dans une religion de l'Incarnation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#201;vangile s'appuie sur des raisonnements &#233;conomiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on doit analyser les finances ou l'&#233;conomie en suivant la Parole de Dieu, il faut distinguer deux niveaux. Le premier est celui de la vie naturelle et le second celui de la vie spirituelle. Les paraboles utilisent le premier niveau et lui donnent par l&#224; une certaine validit&#233;, souvent de simple bon sens. Ainsi, quand elles expliquent qu'il faut calculer pour b&#226;tir une tour, ou mettent en sc&#232;ne celui qui ach&#232;te, pas cher, un champ, car il a l'information privil&#233;gi&#233;e qu'il contient un tr&#233;sor. Mais elles d&#233;passent vite ce niveau pour introduire un autre facteur, infini, celui de la vie &#233;ternelle. Ce qui change la conclusion du m&#234;me raisonnement &#233;conomique : le vrai tr&#233;sor est alors ce facteur infini, par-l&#224; infiniment pr&#233;f&#233;rable &#224; tout tr&#233;sor mat&#233;riel. Si donc nous introduisons ce facteur spirituel dans notre vie &#233;conomique, nous changeons notre attitude. Plus pr&#233;cis&#233;ment, les tr&#233;sors naturels sont p&#233;rissables et temporaires, tandis que les tr&#233;sors spirituels sont imp&#233;rissables et infinis (la vie &#233;ternelle qui se construit chaque jour en nous). Sur la base d'un raisonnement &#233;conomique, on nous recommande donc d'investir dans le tr&#233;sor spirituel, qui nous offre un horizon infiniment plus grand. De fa&#231;on analogue, il nous est dit : si vous donnez &#224; un riche, le riche vous le rendra, c'est-&#224;-dire que l'op&#233;ration est blanche ; mais lorsque que vous pr&#234;tez &#224; un pauvre, il ne pourra pas vous le rendre, et c'est Dieu qui vous le rendra et Il vous rendra au centuple. Et donc, en un sens, vous faites une bonne op&#233;ration en pr&#234;tant &#224; un pauvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une conception &#233;labor&#233;e de l'&#233;conomie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur cette base, s'est &#233;labor&#233;e une conception pouss&#233;e de l'&#233;conomie, toujours ins&#233;r&#233;e dans un souci moral et spirituel. Quand on consid&#232;re les affaires d'argent et d'&#233;conomie, il faut le faire &#224; deux niveaux : le niveau naturel (y compris le calcul financier), mais en l'ins&#233;rant sous le niveau spirituel, dont l'horizon est infiniment plus large. Ce double niveau est sous-jacent &#224; la perception de la vie &#233;conomique en g&#233;n&#233;ral et de la vie financi&#232;re en particulier, dans toute l'histoire de l'&#201;glise. Il y a eu en effet dans toute ses grandes p&#233;riodes de d&#233;veloppement doctrinal une attention particuli&#232;re aux r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques et financi&#232;res, comprenant &#224; la fois un effort de compr&#233;hension fine de ces r&#233;alit&#233;s, et une critique s&#233;v&#232;re de ce qui en elles s'oppose &#224; la perspective spirituelle, et notamment &#224; la charit&#233; ou &#224; la justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci a &#233;t&#233; particuli&#232;rement &#233;labor&#233; par l'&#201;glise m&#233;di&#233;vale. Les th&#233;ologiens et les moralistes de l'&#233;poque ont r&#233;fl&#233;chi &#224; la moralit&#233; de la vie &#233;conomique alors en pleine renaissance, et ont &#233;labor&#233; une perception tr&#232;s avanc&#233;e de l'&#233;conomie. C'est sur cette base qu'a pu na&#238;tre l'&#233;conomie politique &#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle. Ces principes trouvent leurs racines dans les &#201;vangiles ; ils ne sont pas d&#233;velopp&#233;s de cette mani&#232;re dans d'autres religions, et notamment de fa&#231;on comparable &#224; ce qu'ont fait les m&#233;di&#233;vaux (on mettra &#224; part l'islam, qui a une approche diff&#233;rente, juridique, de la question). Ces m&#233;di&#233;vaux voyaient sous leurs yeux le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie et de la finance, naissantes &#224; leur &#233;poque. Il ne faut pas oublier que le vocabulaire de d&#233;part de la banque et de finance est fait de mots italiens, du fait que ces activit&#233;s ont trouv&#233; leur origine chez des Italiens, catholiques. Cette perspective comporte une analyse purement technique de l'&#233;conomie et de la finance, mais au service d'une orientation morale. D'un c&#244;t&#233;, ils avaient reconnu que le jugement moral suppose une analyse en profondeur de la r&#233;alit&#233; &#224; laquelle il s'applique. Mais d'un autre c&#244;t&#233;, ils visaient &#224; ne pas d&#233;velopper l'&#233;conomie et la finance uniquement sous un angle technique, mais en la comprenant comme conduite par la morale. Ce sera un point d'opposition permanent entre la doctrine socio-&#233;conomique de l'&#201;glise et la doctrine &#233;conomique courante. Pour l'&#201;glise, l'homme est fondamentalement un &#234;tre moral et spirituel, et donc ce qu'on fait dans le domaine &#233;conomique doit prendre en compte toutes les dimensions de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La condamnation de l'usure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci a conduit nos m&#233;di&#233;vaux &#224; une remarquable analyse des r&#233;alit&#233;s de base de la vie &#233;conomique, par exemple le march&#233; et la formation des prix. Le seul point technique o&#249; leur analyse s'&#233;carte des modernes, c'est la condamnation du taux d'int&#233;r&#234;t. Ce que dans le langage m&#233;di&#233;val on appelle usure, c'est le taux d'int&#233;r&#234;t, per&#231;u &#224; l'occasion d'un pr&#234;t. Investir en achetant des parts dans une soci&#233;t&#233; n'a jamais pos&#233; de probl&#232;me moral en soi. En revanche, l'id&#233;e que l'argent produit quelque chose de lui-m&#234;me, l'int&#233;r&#234;t, a pos&#233; un probl&#232;me. L'id&#233;e de l'&#233;poque &#233;tait que l'argent en tant que tel ne peut rien produire et qu'il &#233;tait consomm&#233; dans l'op&#233;ration, comme lorsqu'on pr&#234;te un pain ; on en d&#233;duisait que, quand on pr&#234;te, on ne devrait pas recevoir de r&#233;mun&#233;ration. Et donc l'int&#233;r&#234;t &#233;tait en principe interdit. Cette conception &#233;tait fortement relativis&#233;e dans la pratique. Notamment, on admettait une r&#233;mun&#233;ration lorsque le pr&#234;teur perdait de ce fait un gain identifi&#233; (ce qu'on appelait lucrum cessans), ou encourait un dommage (damnum emergens), ou prenait un risque (periculum sortis), etc. Mais on n'a pas eu de changement th&#233;orique du principe, sauf &#224; partir d'une p&#233;riode relativement r&#233;cente, au XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; mon sens, ce raisonnement comporte une erreur technique et une v&#233;rit&#233; morale. On a fait une erreur, parce que celui qui pr&#234;te de l'argent, qu'il aurait pu utiliser ailleurs, perd de ce fait une opportunit&#233;, presque syst&#233;matiquement (et non pas dans le seul cas du n&#233;gociant qui renonce &#224; une op&#233;ration pr&#233;cise), et il est normal de compenser cette perte : il aurait pu par exemple investir dans des actions et percevoir des dividendes (ce qui a toujours &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; licite) ou acheter un bien immobilier et percevoir un loyer (de m&#234;me licite), etc. En outre, il rend ind&#233;niablement un service &#224; celui qui prend cet argent, lequel n'est pas consomm&#233; dans l'op&#233;ration mais utilis&#233; comme repr&#233;sentation d'un actif. Ce n'est que lorsque l'on pr&#234;te &#224; un pauvre dans le besoin que le taux d'int&#233;r&#234;t est contestable, pour d'autres raisons li&#233;es &#224; la destination universelle des biens (c'&#233;tait le cas vis&#233; par l'interdiction de l'int&#233;r&#234;t dans la loi de Mo&#239;se).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#202;tre responsable de son argent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, l'investissement en actions n'a jamais &#233;t&#233; condamn&#233; par l'&#201;glise, car dans ce genre d'investissement on s'associe au risque de la soci&#233;t&#233; financ&#233;e. C'est le loyer de l'argent qui posait probl&#232;me. Mais par exemple quelqu'un qui n'a pas d'argent mais qui a un projet est content de s'associer avec celui qui a l'argent, ou de lui emprunter. Dans les deux cas, c'est un service rendu. Si un jeune couple ach&#232;te un r&#233;frig&#233;rateur &#224; cr&#233;dit, l'argent aurait pu &#234;tre utilis&#233; pour autre chose mais va &#234;tre orient&#233; vers ce r&#233;frig&#233;rateur. Il est normal que l'emprunteur paye un int&#233;r&#234;t pour cela. Remettre en question le taux d'int&#233;r&#234;t aujourd'hui est donc une erreur. Mais cela ne justifie pas n'importe quel niveau de dette, ou d'int&#233;r&#234;t. Comme on le verra, le niveau d'endettement est aujourd'hui excessif, que ce soit dans le public ou dans le priv&#233;. Et le taux d'int&#233;r&#234;t peut-&#234;tre trop bas ou trop haut. Mais, &#224; nouveau, il faut bien garder &#224; l'esprit les motivations des m&#233;di&#233;vaux : on est responsable de son argent ; cet argent ne cr&#233;e pas de b&#233;n&#233;fice par lui-m&#234;me ; les b&#233;n&#233;fices de l'argent sont l&#224; parce qu'on en fait un usage collectif ; notre responsabilit&#233; varie en fonction de la position qu'on occupe dans la soci&#233;t&#233; et aussi de sa vocation. Ces principes restent valables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si on a pu faire une erreur th&#233;orique, l'intuition &#233;tait bonne, c'est-&#224;-dire l'id&#233;e que l'argent par lui-m&#234;me ne produit rien. L'argent produit quand il s'associ&#233; &#224; un travail, une initiative humaine. La consid&#233;ration de l'usage de l'argent doit toujours &#234;tre ins&#233;r&#233;e dans son contexte social, et il y a toujours une responsabilit&#233; morale dans cet usage. Celui qui investit son argent ou qui le pr&#234;te le fait au sein d'une communaut&#233; ; ce sont les personnes qui la composent qui cr&#233;ent la richesse ; l'argent sans travail d'autres hommes ne produit pas de richesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fonction premi&#232;re de la finance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des finances au sens actuel, la position de l'&#201;glise (dans ce qu'on appelle la doctrine sociale de l'&#201;glise) reste relativement peu d&#233;velopp&#233;e ; il n'y a pas beaucoup de textes qui en parlent sp&#233;cifiquement, les plus &#233;labor&#233;s &#233;tant ceux de Beno&#238;t XVI et notamment l'encyclique Caritas in veritate (2009). La question de la finance devra donc faire l'objet d'&#233;tudes et d'&#233;laborations ult&#233;rieures. Cependant, on peut, sur la base de l'enseignement plus g&#233;n&#233;ral que donne l'&#201;glise, se former une appr&#233;ciation de la mani&#232;re dont la finance devrait fonctionner. Pour cela il faut revenir &#224; la fonction premi&#232;re de la finance, son utilit&#233;, qui est de collecter l'argent &#233;pargn&#233; par les uns pour financer les activit&#233;s cr&#233;atrices des autres, leurs projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re mani&#232;re pour ce faire est l'investissement direct : on apporte des fonds propres (des actions, qui sont une part de propri&#233;t&#233; dans une entreprise), on pr&#234;te de l'agent par des obligations (&#224; l'&#201;tat ou &#224; des entreprises), on ach&#232;te de l'immobilier, etc. Dans une partie importante des cas, des march&#233;s existent, permettant d'acheter des titres repr&#233;sentatifs de cet investissement (march&#233; financier, march&#233; immobilier) et &#233;ventuellement de les revendre, en cas de besoin pour l'investir ailleurs. L'int&#233;r&#234;t du march&#233; est de permettre une confrontation large des offres et des demandes, et d'assurer une liquidit&#233; (possibilit&#233; de vendre ou d'acheter). La deuxi&#232;me mani&#232;re consiste &#224; pr&#234;ter l'argent &#224; une banque, qui pr&#234;te &#224; son tour l'argent qu'elle emprunte &#224; d'autres, ces pr&#234;ts comportant un certain degr&#233; de risque. Les deux m&#233;thodes ne sont pas bonnes ou mauvaises par elles-m&#234;mes ; elles peuvent avoir des avantages et des inconv&#233;nients. La doctrine sociale de l'&#201;glise les admet toutes. &#192; partir de ces r&#233;alit&#233;s, on peut porter un jugement moral en situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Les crit&#232;res d'un bon investissement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'investisseur chr&#233;tien ne peut se borner au seul calcul financier et il doit prendre en compte le comportement de l'entreprise o&#249; il investit. Un premier probl&#232;me que peut poser la finance est le cas o&#249; elle se r&#233;duit &#224; la seule dimension du calcul financier. Ce dernier est bien s&#251;r n&#233;cessaire pour analyser la rentabilit&#233; et la long&#233;vit&#233; d'un projet. Mais le risque est qu'on ne regarde qu'une seule dimension de l'op&#233;ration &#233;conomique, alors qu'elle est par nature plus complexe et plus riche. Dans la pens&#233;e de l'&#201;glise, la personne qui investit a une responsabilit&#233; dans l'usage de son argent envers les communaut&#233;s int&#233;ress&#233;es et les personnes qui les composent : l'entreprise concern&#233;e, et la soci&#233;t&#233; dans son ensemble. Dans l'expression de ses pr&#233;f&#233;rences, elle doit inclure toutes ces dimensions humaines et morales, sans croire comme l'usurier m&#233;di&#233;val qu'elle se fait de l'argent avec son argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; financier est une confrontation d'ordres d'achat et de vente, r&#233;sultant des analyses et des priorit&#233;s de ses acteurs. D&#232;s lors, il va donner des r&#233;sultats diff&#233;rents selon les orientations et les priorit&#233;s de ces acteurs. Un march&#233; ne doit pas &#234;tre consid&#233;r&#233; comme purement neutre, car ici intervient la consid&#233;ration morale : d'une part dans le fonctionnement m&#234;me du march&#233; (son organisation) ; et d'autre part dans les priorit&#233;s des investisseurs, qui doivent &#234;tre socialement responsable, en prenant en compte le respect par l'entreprise de ses collaborateurs, clients et fournisseurs, de son r&#244;le dans les soci&#233;t&#233;s o&#249; elle intervient, du d&#233;veloppement durable, etc. Les investisseurs chr&#233;tiens doivent donc avoir une vue beaucoup plus large que des investisseurs qui r&#233;duisent tout &#224; un pur calcul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sp&#233;culation et juste prix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'op&#233;rateur chr&#233;tien face au march&#233; doit &#339;uvrer pour qu'il fonctionne au mieux et donne un prix aussi juste que possible. Un autre aspect &#224; consid&#233;rer est le bon fonctionnement des professionnels et des op&#233;rateurs, qui ach&#232;tent et vendent sur les march&#233;s et, dit-on, &#171; sp&#233;culent &#187;. Pour certains, la sp&#233;culation est condamnable en soi. Mais le terme de sp&#233;culation peut avoir plusieurs sens : bon et mauvais. Le bon sens est celui o&#249; l'op&#233;rateur investit quand le prix est &#224; son avis objectivement bas, et d&#233;sinvestit quand le prix est objectivement trop haut : il envoie donc au march&#233; un signal pour indiquer dans quelle direction le prix devrait selon lui aller s'il doit refl&#233;ter la valeur r&#233;elle du titre. Ce qui correspond au r&#244;le du march&#233; et est collectivement utile. Le mauvais sens de la sp&#233;culation vise le cas o&#249; on joue la hausse (ou baisse) du march&#233; alors qu'il n'y a pas de raison valable pour que les prix montent (ou baissent), mais parce qu'on parie sur un mouvement collectif irrationnel comme il y en a fr&#233;quemment (bulles financi&#232;res), ou pire encore qu'on op&#232;re sur des march&#233;s mal organis&#233;s, qu'on manipule, par exemple en rar&#233;fiant un produit tr&#232;s demand&#233; (ce qu'on appelait autrefois un accapareur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faisant, il ne faut pas idol&#226;trer le march&#233;. La pens&#233;e dominante dit que les march&#233;s sont automatiquement efficients, mais ce n'est pas vrai : le bon sens et l'&#201;glise rappellent leurs limites, leur besoin d'organisation et de r&#233;gulation, et surtout qu'ils donneront un bien meilleur r&#233;sultat si les participants cherchent l'int&#233;r&#234;t de la communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dimension du don&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces m&#234;mes consid&#233;rations valent pour l'investisseur personnel, celui qui se demande que faire de bien avec son argent. Je suis responsable de l'usage de mon argent. Soit pour l'investir, comme on l'a vu. Soit pour le donner, recommandation essentielle dans la Bible. Celui qui dispose de moyens doit prendre un pourcentage de son argent pour aider la communaut&#233;. La dimension du don est importante dans le domaine moral, mais aussi dans la vie courante, parce que dans la vie tout ne peut &#234;tre calcul&#233;. Il faut &#224; un moment donn&#233; arr&#234;ter les calculs et donner. M&#234;me dans la vie d'une entreprise, sous forme de coup de main &#224; son voisin. C'est notamment le don qui cr&#233;e le tissu social. Cela dit, le fait de donner ne signifie pas qu'on doit gaspiller l'argent ; donner, c'est aussi faire un bon usage, positif, intelligent de l'argent, mais cette fois sans attendre de l'argent en retour. Ce peut &#234;tre mal utilis&#233; si l'intention qui motive cette action n'est pas bonne. Donner de l'argent pour financer quelque chose qui ne va pas dans le bon sens n'est pas bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contr&#244;ler les exc&#232;s de la finance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre point important pour l'appr&#233;ciation port&#233;e sur la finance est la question des r&#233;mun&#233;rations. En soi, lorsqu'un op&#233;rateur fait une op&#233;ration l&#233;gale, il n'est pas injuste qu'il re&#231;oive une r&#233;mun&#233;ration non n&#233;gligeable si elle est r&#233;ussie et que son entreprise ou l'investisseur gagne beaucoup d'argent. Cependant, les r&#233;mun&#233;rations de ceux qui travaillent dans le domaine financier d&#233;pendent de plusieurs &#233;l&#233;ments ext&#233;rieurs qui peuvent &#234;tre anormalement favorables. Le probl&#232;me le plus important se pose quand le secteur financier fait de fa&#231;on permanente des profits &#233;lev&#233;s, excessifs par rapport au service rendu. C'est le signe d'un rapport malsain entre la finance et le reste de l'&#233;conomie, qui pose des questions de concurrence et de r&#233;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les op&#233;rations financi&#232;res se font avec des risques, puisqu'elles portent sur l'avenir. Mais la difficult&#233; est que les cons&#233;quences de ces risques peuvent n'&#234;tre visibles que bien apr&#232;s que les profits soient enregistr&#233;s comptablement, et que les r&#233;mun&#233;rations des op&#233;rateurs aient &#233;t&#233; distribu&#233;s. On l'a vu par exemple &#224; grande &#233;chelle lors de la crise financi&#232;re de 2007-2008. Par cons&#233;quent, certaines personnes peuvent gagner de l'argent qu'ils n'auraient jamais d&#251; gagner, en mettant ensuite la soci&#233;t&#233; en crise du fait de risques qu'ils n'auraient pas d&#251; prendre. Ce qui est immoral et dangereux. Il est donc essentiel de responsabiliser les acteurs beaucoup plus efficacement qu'on ne l'a fait, y compris par rattrapage sur leurs gains pass&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le danger de l'endettement irresponsable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'endettement joue un r&#244;le majeur dans nos soci&#233;t&#233;s. L'analyse que l'&#201;glise faisait au Moyen &#194;ge &#233;tait, on l'a vu, trop n&#233;gative &#224; l'&#233;gard du taux d'int&#233;r&#234;t ; mais l'intuition garde n&#233;anmoins sa valeur. Une dette est une cr&#233;ance et un droit juridique ; vous avez le droit de demander votre argent devant un tribunal. Quand j'ach&#232;te des actions, j'ai droit &#224; quelque chose si l'entreprise fait des profits ; s'il n'y a pas de b&#233;n&#233;fices, je n'ai droit &#224; rien ; si elle est en difficult&#233;, je perds tout. Il y a donc une forme de solidarit&#233; avec l'entreprise. Mais si la soci&#233;t&#233; en question emprunte de l'argent et que l'affaire ne marche pas, elle doit rembourser. La solidarit&#233; est alors bien plus faible. En outre, quand le pr&#234;teur a lui-m&#234;me emprunt&#233; l'argent qu'il pr&#234;te, comme c'est le cas des banques, la faillite d'un d&#233;biteur peut le g&#234;ner lui-m&#234;me dans son remboursement, et ainsi de suite. Si c'est avec une ampleur suffisante, cela cr&#233;e un effet domino dans l'&#233;conomie, ce qui est la cause imm&#233;diate des grandes crises financi&#232;res comme encore en 2007-2008. L'endettement devrait donc &#234;tre limit&#233; et contr&#244;l&#233; ; c'est la responsabilit&#233; des acteurs, mais aussi des pouvoirs publics. Mais nos soci&#233;t&#233;s font exactement le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le cas plus difficile de l'endettement public&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d&#233;velopp&#233;e par la th&#233;orie financi&#232;re est que l'endettement public est un endettement sans risque. Ce qui est souvent faux : il y a des crises et des d&#233;faillances d'&#201;tats souverains. Mais, plus profond&#233;ment, la dette publique n'a de sens que si elle finance quelque chose qui soit en mesure de la rembourser. Si, comme la France, vous financez &#224; cr&#233;dit des d&#233;penses courantes, vous n'avez rien cr&#233;&#233; qui permette de rembourser la dette. Vous reportez le poids sur les g&#233;n&#233;rations futures &#8212; &#224; moins que vous ne cherchiez &#224; spolier les &#233;pargnants &#224; terme. Mis &#224; part des situations exceptionnelles, a &#8212; comme les guerres &#8212; ou particuli&#232;res &#8212; comme des investissements rentables &#8211;, la dette publique n'a donc pas de sens. On ne devrait jamais financer des d&#233;penses publiques courantes avec l'endettement. C'est pourtant la situation de la plupart des pays occidentaux depuis trente ans. La solution est soit de baisser les d&#233;penses, soit d'augmenter les imp&#244;ts. Pas de continuer en poussant la boule de neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#244;le de la parole chr&#233;tienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un chr&#233;tien, la finance est assur&#233;ment une activit&#233; utile, mais elle doit &#234;tre exerc&#233;e avec un grand souci de moralit&#233;, et avec la conscience de la responsabilit&#233; de celui qui op&#232;re. Elle doit &#234;tre organis&#233;e collectivement, ce qui veut dire qu'elle ne se fait pas par elle-m&#234;me, elle n'atteint pas par elle-m&#234;me son point d'&#233;quilibre. Les professions et les pouvoirs publics sont responsables de la fa&#231;on d'organiser les modalit&#233;s de cette interaction. La finance doit &#234;tre &#224; la fois bien orient&#233;e et bien r&#233;gul&#233;e. Compte tenu de ce qui pr&#233;c&#232;de et des principes d&#233;velopp&#233;s dans la doctrine sociale de l'&#201;glise, le chr&#233;tien a un r&#244;le majeur &#224; fournir dans cet effort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'entreprise et ses propri&#233;taires </title>
		<link>https://pierredelauzun.fr/L-entreprise-et-ses-proprietaires.html</link>
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		<dc:date>2020-02-16T15:16:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Investissement &#233;thique chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Investissement responsable</dc:subject>
		<dc:subject>L'entreprise et ses propri&#233;taires</dc:subject>
		<dc:subject>Parties prenantes de l'entreprise</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans la perspective de la pens&#233;e classique, et pour la Doctrine sociale de l'Eglise, l'entreprise est une forme de communaut&#233;, et ne se r&#233;duit pas au r&#244;le de pur actif financier entre les mains de ses actionnaires. Elle a une raison d'&#234;tre, qui s'inscrit dans la perspective du bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors, qui assume la responsabilit&#233; correspondante ? En droit, la r&#233;ponse est claire : ce sont ses propri&#233;taires. Mais dans le cas d'une soci&#233;t&#233; commerciale, ces propri&#233;taires, ce sont les actionnaires. Et dans la conception &#233;conomique courante, ils ne regardent que leurs int&#233;r&#234;ts. D'o&#249; un dilemme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains en d&#233;duisent que l'entreprise n'a en fait pas de propri&#233;taire, et qu'il faut l'organiser autrement. Mais cela heurte la r&#233;alit&#233; juridique et &#233;conomique. Que faut-il en penser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'actionnaire et ses devoirs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la perspective de la pens&#233;e classique, et pour la Doctrine sociale de l'Eglise, l'entreprise est une communaut&#233; partielle, et ne se r&#233;duit pas au r&#244;le de pur instrument entre les mains de ses actionnaires. Elle a une raison d'&#234;tre, qui s'inscrit dans la perspective du bien commun. En outre, elle a une personnalit&#233; propre et constitue une entit&#233; originale, comportant de nombreuses parties prenantes au-del&#224; des actionnaires (salari&#233;s d'abord, fournisseurs, clients, communaut&#233;s locales ou nationales etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la Doctrine sociale de l'Eglise d&#233;fend la propri&#233;t&#233; priv&#233;e comme plongement et fruit de l'action de l'homme dans la mati&#232;re et par l&#224; dans la vie &#233;conomie, et moyen indispensable de sa libert&#233; et de sa pleine r&#233;alisation dans son travail et son esprit d'entreprise. Mais en m&#234;me temps, elle subordonne cette propri&#233;t&#233; &#224; ce qu'elle appelle destination universelle des biens. Le propri&#233;taire est libre et responsable, mais il doit utiliser ses biens au service du bien commun. Il est d&#232;s lors essentiel de d&#233;terminer &#224; qui appartiennent les entreprises, et donc qui en est responsable. Or la tr&#232;s grande majorit&#233; des entreprises sont organis&#233;es en soci&#233;t&#233;s commerciales ; et dans ce cas la r&#233;ponse naturelle, celle que donne nos syst&#232;mes de droit, est simple : les actionnaires sont juridiquement les propri&#233;taires de la soci&#233;t&#233;, et donc de l'entreprise qui n'a pas d'existence l&#233;gale en dehors de cette soci&#233;t&#233; ; ils peuvent d&#232;s lors d&#233;terminer l'orientation et le sort de l'entreprise, y compris la vendre. Ces actionnaires ont d&#232;s lors une responsabilit&#233; &#233;thique et sociale, qui est de g&#233;rer ce bien dans le sens du bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette situation fait l'objet de critiques nombreuses. Et notamment, dans la conception &#233;conomique courante, ces actionnaires sont cens&#233;s ne regarder que leurs int&#233;r&#234;ts. Comme sortir de ce dilemme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entreprise et soci&#233;t&#233; commerciale : la critique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re ligne de critique consiste &#224; contester l'id&#233;e m&#234;me de la propri&#233;t&#233; de l'entreprise par les actionnaires. Ce courant d'id&#233;es est tr&#232;s pr&#233;sent au sein de l'Eglise ; ainsi avec Olivier Favereau et Baudouin Roger, qui travaillent ce sujet publi&#233; sous les auspices des Bernardins et ont expos&#233; leurs id&#233;es dans un livre r&#233;cent. Ils posent une distinction majeure entre &#8216;l'entreprise' (dont ils disent qu'actuellement elle n'est pas reconnue juridiquement) et la soci&#233;t&#233; commerciale. Les actionnaires ne seraient propri&#233;taires que de la seconde. Le fonctionnement des firmes aurait ainsi un biais anti-d&#233;mocratique, car la soci&#233;t&#233; (commerciale) pilote seule une &#8216;entreprise' dont le p&#233;rim&#232;tre ou les perspectives sont plus larges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un point de critique essentiel est la financiarisation. On sait que dans le monde anglosaxon, au moins jusqu'&#224; r&#233;cemment, les administrateurs sont suppos&#233;s prendre essentiellement en compte les int&#233;r&#234;ts financiers des actionnaires (c'est un peu moins net ailleurs, y compris en droit fran&#231;ais). Ce qu'on appelle la &#171; th&#233;orie de l'agence &#187; vise &#224; aligner le plus possible l'action des administrateurs et des dirigeants sur les vues ou int&#233;r&#234;ts des actionnaires. D'o&#249; des dispositifs comme les stock-options, ou l'indexation des parts variables de r&#233;mun&#233;ration sur les cours de bourse etc. Le risque est alors que les entreprises soient comprises comme des actifs g&#233;r&#233;s du seul point de vue financier. La critique vise particuli&#232;rement le cas des entreprises cot&#233;es en bourse, notamment si l'actionnariat est dispers&#233; et volatil. On sait &#233;videmment que le risque n'est pas th&#233;orique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, on reconna&#238;t l'utilit&#233; de l'appel au march&#233; pour la fourniture de capital. Et le fait est que par sa liquidit&#233;, le march&#233; donne acc&#232;s &#224; des masses de capitaux impossibles &#224; obtenir sans lui. Mais poursuivent les critiques, d'une part le capital ne provient que partiellement du march&#233;. D'autre part et surtout, le march&#233; devient le moyen de tourner la caract&#233;ristique principale de l'actionnariat : l'engagement &#224; risque dans l'entreprise sur la longue dur&#233;e, puisque les actionnaires peuvent vendre leurs titres &#224; tout moment. En un sens donc, le march&#233; boursier est devenu trop souvent le lieu du refus de l'engagement. D'o&#249; son court-termisme et la d&#233;formation que cela imprime au fonctionnement des entreprises, obs&#233;d&#233;es par le seul r&#233;sultat financier observ&#233; instantan&#233;ment. En outre &#233;videmment, dans ce contexte, toute id&#233;e de responsabilit&#233; sociale des entreprises sera rejet&#233;e si elle est co&#251;teuse pour les actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la remise en question du principe m&#234;me de l'actionnaire propri&#233;taire, ou du moins la volont&#233; de restreindre ses droits comme tel, consid&#233;rant que les actionnaires sont propri&#233;taires de la soci&#233;t&#233; commerciale, et pas de l'entreprise. On y ajoute alors l'id&#233;e qu'il faut assurer une meilleure repr&#233;sentation des parties prenantes, dans le cadre juridiquement reconnu de &#8216;l'entreprise' ; et modifier le rapport des pouvoirs en son sein : le conseil d'administration doit refl&#233;ter son caract&#232;re collectif, et notamment s'ouvrir aux salari&#233;s et autres parties prenantes. L'id&#233;e est au fond que l'entreprise est une sorte de collectivit&#233;, qui soit s'inspirer du droit public Dans la voie pr&#233;conis&#233;e par ce courant, le chef d'entreprise serait choisi par l'ensemble des parties prenantes et ressemblerait au chef de l'ex&#233;cutif dans une constitution d&#233;mocratique. Au minimum, il faudrait une cod&#233;termination &#224; l'allemande. Certains encore, comme Swann Bommier et s&#339;ur C&#233;cile Renouard , vont encore plus loin, et veulent consid&#233;rer l'entreprise comme des &#8216;communs', &#224; g&#233;rer collectivement comme autrefois les p&#226;turages ou les zones de p&#234;che. Comme personne morale, elle n'est alors d&#233;tenue par personne, mais d&#233;finie par l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mod&#232;les multiples d'entreprise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dire de ces analyses ? Curieusement, pour des chr&#233;tiens, catholiques de surcro&#238;t, elles ne se placent pas dans le cadre de la probl&#233;matique de la propri&#233;t&#233; au sens de la Doctrine sociale, ce qui aurait conduit &#224; rechercher et &#224; d&#233;finir les devoirs du propri&#233;taire. C'est d'autant plus curieux que dans la r&#233;alit&#233;, le propri&#233;taire d'une soci&#233;t&#233; anonyme &#233;tant sans le moindre doute l'actionnaire, il en a donc la pleine responsabilit&#233; morale pour la DSE, et derri&#232;re elle, &#233;videmment, celle de l'entreprise. La Doctrine sociale parle d'ailleurs r&#233;guli&#232;rement des &#8216;propri&#233;taires' de l'entreprise, visant par-l&#224; les actionnaires. Ce sont ces propri&#233;taires qui choisissent les dirigeants, la strat&#233;gie, l'activit&#233;, et peuvent la r&#233;orienter, la vendre etc. On peut contester ce mode d'organisation, et notamment les priorit&#233;s des actionnaires, ou leur comportement, mais pas pr&#233;tendre qu'il y a une entit&#233; en d&#233;sh&#233;rence juridique, appel&#233;e entreprise. Sachant bien s&#251;r que rien n'emp&#234;che que l'entreprise soit organis&#233;e autrement qu'elle ne l'est aujourd'hui, pour prendre en compte d'autres dimensions ou d'autres priorit&#233;s. Du moment qu'elle trouve les investisseurs&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche de nos amis consiste en d&#233;finitive &#224; consid&#233;rer que l'entreprise est en soi une r&#233;alit&#233; d&#233;passant la volont&#233; de ceux qui en sont &#224; l'origine, et qu'elle a un certain caract&#232;re public. Effectivement, on ne se demande pas qui est propri&#233;taire d'une commune. Mais justement, une commune n'est pas une entreprise, qui est une forme d'association ou de soci&#233;t&#233; &#224; but limit&#233;, cr&#233;&#233;e par un acte juridique de ceux qu'on appelle propri&#233;taires. On ne peut pas acheter ou vendre une commune, ni en modifier radicalement la raison d'&#234;tre, les orientations et la strat&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, l'entreprise au sens large est tr&#232;s loin de reposer sur un concept univoque ; il y en a de nombreux mod&#232;les possibles ; Beno&#238;t XVI l'a montr&#233; dans &lt;i&gt;Caritas in veritate&lt;/i&gt;. Dans chaque mod&#232;le, des r&#232;gles particuli&#232;res d&#233;terminent comment se prennent les d&#233;cisions et donc l'activit&#233; commune, ainsi que l'utilisation des biens dont dispose l'entreprise. Cela peut aller bien au-del&#224; de la seule soci&#233;t&#233; commerciale. Elles peuvent &#234;tre par exemple de pures associations, ou des mutuelles ou coop&#233;ratives. Elles peuvent &#234;tre aussi sous contr&#244;le public, ce qui les met alors sous l'autorit&#233; du pouvoir politique. Mais dans tous ces cas, association comme coop&#233;rative, se pose la question de l'origine du capital. Sans capital, une entreprise reste limit&#233;e, en supposant m&#234;me qu'elle puisse se former. Et le moyen le plus puissant qu'on a imagin&#233; pour trouver ce capital, et de loin, c'est, jusqu'&#224; pr&#233;sent au moins, la soci&#233;t&#233; commerciale. En outre bien s&#251;r, il faut que l'entreprise fonctionne, et pour cela que les d&#233;cisions soient prises, par des gens qui sont responsabilit&#233;s. Le cadre actuel est sur ce plan clair et fonctionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les parties prenantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons en outre que dans tous les cas r&#233;els, les fameuses parties prenantes, qui sont &#224; la base de la critique, restent en g&#233;n&#233;ral ext&#233;rieures &#224; l'entreprise (sauf si leur association est pr&#233;vue d&#232;s le d&#233;part &#8211; comme les coop&#233;ratives). C'est &#233;vident des clients (sauf coop&#233;ratives de consommateurs) ; des fournisseurs ; ou des communaut&#233;s o&#249; l'entreprise op&#232;re. Certes, dans la perspective de la DSE, l'entreprise a aussi une responsabilit&#233; &#224; leur &#233;gard. Mais on peut douter de l'int&#233;r&#234;t ou du sens de donner un pouvoir de d&#233;cision dans l'entreprise &#224; ces parties prenantes externes, sauf mod&#232;le tr&#232;s particulier. Si cas par cas, une participation aux d&#233;cisions sous une forme quelconque peut avoir un sens, ce ne peut &#234;tre une r&#232;gle ou un principe g&#233;n&#233;ral. Il faut donc distinguer ce qu'on appelle les parties prenantes, qui ont droit &#224; consid&#233;ration et cas par cas voix au chapitre, et les propri&#233;taires quels qu'ils soient, qui sont les responsables ultimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dira-t-on, et les salari&#233;s ? Ne sont-ils pas eux aussi parties prenantes et m&#234;me constitutives de l'entreprise ? Certes, et combien ! Mais en r&#233;alit&#233;, dans tous ces mod&#232;les d'entreprise (sauf les coop&#233;ratives ouvri&#232;res), il y a essentiellement des salari&#233;s purs, qui n'ont de relations avec l'entreprise que par leur contrat de travail. De tels salari&#233;s sont dans la position juridique d'un cr&#233;ancier : s'ils font leur travail, ils ont droit &#224; un salaire, que l'entreprise marche ou pas. Bien s&#251;r, comme tout cr&#233;ancier ils prennent un certain risque, mais il est en droit plus r&#233;duit que s'ils &#233;taient actionnaires, et diff&#233;rent. Et ils ont l'option de partir quand ils veulent (cela suppose qu'il y ait du travail par ailleurs, mais cela ne d&#233;pend pas de l'entreprise). En outre, il est bon qu'il y ait de tels salari&#233;s, y compris dans leur propre int&#233;r&#234;t : il para&#238;t en effet difficile de g&#233;n&#233;raliser le mod&#232;le de l'associ&#233; &#224; toute la main-d'&#339;uvre ; les travailleurs y perdraient en effet beaucoup en ins&#233;curit&#233; et en absence de mobilit&#233;, sans avoir pour autant un pouvoir significativement accru. En cas de faillite il est important que leurs droits prennent la forme de cr&#233;ances privil&#233;gi&#233;es. En m&#234;me temps, d'un point de vue chr&#233;tien, il est ind&#233;niable que la relation de l'entreprise avec le salari&#233; ne peut se r&#233;duire au contrat de travail, car l'entreprise, quelle que soit sa forme, est aussi une forme de communaut&#233;, m&#234;me imparfaite. Le salari&#233; a donc aussi son mot &#224; dire, et la doctrine chr&#233;tienne insiste sur ce point : c'est le principe de participation. Il y a plusieurs mod&#232;les possibles, &#224; commencer par la participation au conseil d'administration. Mais sauf mod&#232;les sp&#233;cifiques, il n'en est pas propri&#233;taire, c'est-&#224;-dire responsable ultime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le souci des critiques est au fond le refus d'une conception strictement financi&#232;re, excluant toute prise en compte des parties prenantes, dans une conception &#233;troite de la propri&#233;t&#233;. Ce souci est l&#233;gitime ; mais la r&#233;ponse n'est pas une distinction artificielle entre entreprise et soci&#233;t&#233; ; elle est soit dans une conception plus large et responsable de la propri&#233;t&#233; et de son exercice ; soit dans la recherche d'un mode d'organisation diff&#233;rent de la soci&#233;t&#233; en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le cas des soci&#233;t&#233;s commerciales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment, quelle est la l&#233;gitimit&#233; de la soci&#233;t&#233; commerciale ? Initialement, elle provient de l'initiative d'une personne, ou d'un groupe de personnes (ou d'une famille) qui s'associent, en mettant en commun dans une entit&#233; juridique nouvelle ayant la personnalit&#233; morale, des biens (du capital), et &#233;ventuellement leur travail (notamment entrepreneurial), tout en assumant les risques correspondants. Il est d&#232;s lors juste et l&#233;gitime qu'ils puissent en &#234;tre les propri&#233;taires, et qu'ils soient propri&#233;taires du fruit de ce travail. M&#234;me si rien ne les emp&#234;che (si l'&#233;tat du droit l'a pr&#233;vu) d'organiser diff&#233;remment la propri&#233;t&#233; en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soi, le cas d'un actionnaire financier n'est pas diff&#233;rent. Il a apport&#233; du capital (ou rachet&#233; celui d'un autre), et le sort de cet investissement est li&#233; au r&#233;sultat de l'entreprise - sinon c'est une cr&#233;ance. Ce qui veut dire qu'il n'est r&#233;mun&#233;r&#233; que s'il y a un r&#233;sultat positif (profit), et que ce capital peut dispara&#238;tre, si l'actif net de l'entreprise devient n&#233;gatif. En outre, l'apport de fonds propres est un mode de financement consid&#233;rablement moins risqu&#233; pour l'entreprise et bien plus vertueux que la dette, puisque solidaire de son sort. Il n'est donc pas choquant que celui qui prend au premier rang les risques directement li&#233;s &#224; l'entreprise soit celui qui prend les d&#233;cisions, en assume les profits et les pertes, et en soit le propri&#233;taire. Le mod&#232;le de la soci&#233;t&#233; commerciale (par actions) est donc l&#233;gitime, m&#234;me s'il n'est pas le seul. L'Eglise n'y a d'ailleurs jamais object&#233; ; mais elle lui a constamment rappel&#233; ses devoirs. Reste la question de l'actionnaire d'une soci&#233;t&#233; cot&#233;e, qui a la possibilit&#233; de vendre son action &#224; tout moment. Le lien risque alors d'&#234;tre beaucoup plus l&#226;che. On peut rappeler cependant d'abord qu'il doit pour cela trouver un acheteur qui se substitue &#224; lui. En d'autres termes, en cas de vente du titre, le risque de l'investisseur subsiste enti&#232;rement, et donc les droits correspondants, mais c'est quelqu'un d'autre qui l'assume. Cela dit, on le sait, le fait est que cela peut donner lieu &#224; de multiples exc&#232;s, par court-termisme, financiarisation etc., et les actionnaires sont souvent fugitifs, ne se sentant aucune responsabilit&#233; envers l'entreprise. On ne peut donc se satisfaire sur ce plan de la situation actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, s'agissant des relations entre l'entreprise et ses propri&#233;taires, le pragmatisme et la diversit&#233; sont de mise. La diversit&#233; des situations est telle qu'il n'y a pas de r&#232;gle unique pouvant r&#233;gir les rapports des actionnaires et des dirigeants, ou l'action des uns et des autres. Ce qui nous renvoie &#224; deux questions essentielles : l'une est celle de la culture d'entreprise, de son mod&#232;le, avec notamment l'enjeu de son objet social, de sa raison d'&#234;tre, et des moyens de les faire pr&#233;valoir autant que faire se peut. L'autre, celle de la culture collective, et &#224; nouveau, tout particuli&#232;rement, celle des propri&#233;taires, donc des actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, reconna&#238;tre que le propri&#233;taire d'une entreprise constitu&#233;e en soci&#233;t&#233; commerciale au sens courant du terme est bien l'actionnaire ne doit pas conduire &lt;i&gt;ipso facto&lt;/i&gt; &#224; ignorer ce fait de base que pr&#233;cis&#233;ment ledit propri&#233;taire, m&#234;me s'il n'y en a qu'un, a organis&#233; une personne morale distincte de lui. Il n'a d'ailleurs en droit pas la possibilit&#233; de s'approprier les actifs de l'entreprise (c'est-&#224;-dire de la soci&#233;t&#233;). Cet acte fondateur implique pour lui de reconna&#238;tre que l'objet de cette entreprise ne se confond pas directement avec ses propres int&#233;r&#234;ts. Dans l'optique de la Doctrine sociale, cela conduit &#224; reconna&#238;tre les liens humains et les engagements que cette constitution implique : ils ne modifient pas dans leur principe les devoirs du propri&#233;taire tels qu'ils existent en g&#233;n&#233;ral (et notamment la destination universelle des biens), mais ils conduisent &#224; une application sp&#233;cifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voies d'action possibles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peut-on faire alors ? On l'a dit, il est toujours possible, et souvent int&#233;ressant, de travailler d'autres modes d'organisation possibles. Mais la grande majorit&#233; des entreprises restera sans doute organis&#233;e sur une mod&#232;le du type actuel Commet agir alors ? Une premi&#232;re question totalement centrale est &#233;videmment celle des priorit&#233;s des investisseurs eux-m&#234;mes : c'est &#233;videmment un point essentiel. Je l'ai abord&#233; notamment en d&#233;cembre 2019 dans une conf&#233;rence intitul&#233;e &#171; Quelles sont les orientations de la Doctrine Sociale de l'Eglise pour l'investissement financier ? &#187; ; vid&#233;o et textes sur &lt;a href=&#034;http://www.pierredelauzun.com/Conference-Quelles-sont-les.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.pierredelauzun.com/Confe...&lt;/a&gt;. Il va de soi que plus il y aura des investisseurs ayant une conception &#233;thique de leur r&#244;le, meilleur sera sur ce plan le r&#233;sultat ; et il n'y a pas besoin qu'il y ait une majorit&#233;, car le march&#233; y est tr&#232;s sensible. Le d&#233;veloppement de l'investissement &#233;thique est sur ce plan encourageant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il restera les autres investisseurs. Des mesures d'ordre r&#233;glementaire peuvent aider ici sensiblement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re famille de mesures vise &#224; favoriser la d&#233;tention &#224; long terme. Certes, il serait difficile et illogique, de contraindre directement l'ensemble des investisseurs &#224; se passer de toute liquidit&#233;. Mais plusieurs moyens sont disponibles pour les inciter &#224; d&#233;tenir les titres sur une certaine dur&#233;e : par exemple, en donnant des droits de vote diff&#233;renci&#233;s selon la dur&#233;e de d&#233;tention, soit apr&#232;s coup, soit par un engagement pris &#224; l'avance. Le professeur Colin Mayer propose de fa&#231;on int&#233;ressante qu'un investisseur qui s'est engag&#233; sur cinq ans ait cinq fois plus de droits de vote que celui engag&#233; sur un an, et qu'il n'y ait pas de droit de vote pour celui qui n'est engag&#233; sur rien. On peut aussi utiliser la fiscalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me famille de r&#233;flexion consiste &#224; d&#233;courager certaines OPA jug&#233;es nocives, soit par des dispositifs externes (intervention des pouvoirs publics ; pression de l'environnement de l'entreprise - &#224; l'allemande, etc.), soit par des m&#233;canismes financiers : ainsi les &#8216;poison pills' am&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me famille de r&#233;flexion vise &#224; structurer l'actionnariat en favorisant un noyau dur et stable, par exemple la famille fondatrice, ou les fondateurs en g&#233;n&#233;ral, ou des actionnaires li&#233;es par un pacte (par des droits de vote accrus, des pouvoirs de veto etc.), ou par des fondations d&#233;di&#233;es comme on va le voir. De leur c&#244;t&#233;, Olivier Favereau et Baudouin Roger recommandent &#224; juste titre la mise en place d'un nouvel investisseur public, avec des moyens cons&#233;quents - ressemblant &#233;ventuellement aux fonds souverains de certains pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une quatri&#232;me famille de r&#233;flexion consiste &#224; pr&#233;ciser la &#8216;raison d'&#234;tre' de l'entreprise, qui dans l'optique de la DSE doit aller au-del&#224; de l'int&#233;r&#234;t p&#233;cuniaire des actionnaires. C'est ce que propose la Loi &#8216;Pacte' fran&#231;aise. Dans l'optique chr&#233;tienne, elle devrait s'ins&#233;rer dans une pr&#233;occupation de bien commun. Bien entendu, la question se pose du respect ult&#233;rieur de cette &#171; charte fondatrice &#187;. Outre diverses m&#233;thodes juridiques (majorit&#233; renforc&#233;e pour changer la raison d'&#234;tre, etc.), une proposition int&#233;ressante de Colin Mayer est d'utiliser des fondations : un conseil de mandataires (&#8216;trustees') serait charg&#233; de veiller au respect par les dirigeants (et les actionnaires) de cet objet social, selon des modalit&#233;s librement d&#233;termin&#233;es par les parties int&#233;ress&#233;es. Soit avec des droits sp&#233;cifiques, soit en &#233;tant un actionnaire particulier. Il y en a plusieurs exemples (dont le groupe Tata en Inde).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, bien s&#251;r, &#224; un niveau plus simple, rien n'emp&#234;che de diversifier les avis au conseil d'administration : on conna&#238;t par exemple les mod&#232;les de gouvernance qui y int&#232;grent des repr&#233;sentants du personnel, en Allemagne surtout, mais aussi en France. Et rien n'emp&#234;che en outre que l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale nomme aussi des administrateurs de sensibilit&#233;s diverses, proches des parties prenantes. Cela n'enl&#232;ve rien &#224; la responsabilit&#233; ultime desdits actionnaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conf&#233;rence &#171; Quelles sont les orientations de la Doctrine Sociale de l'Eglise pour l'investissement financier ? &#187;</title>
		<link>https://pierredelauzun.fr/Conference-Quelles-sont-les-orientations-de-la-Doctrine-Sociale-de-l-Eglise.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://pierredelauzun.fr/Conference-Quelles-sont-les-orientations-de-la-Doctrine-Sociale-de-l-Eglise.html</guid>
		<dc:date>2019-12-06T16:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Investissement &#233;thique chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Investissement responsable et Eglise</dc:subject>
		<dc:subject>Le chr&#233;tien et l'argent</dc:subject>
		<dc:subject>Doctrine sociale de l'Eglise DSE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Conf&#233;rence PROCLERO du mardi 3 d&#233;cembre 2019. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;f&#233;rences pour la suivre en vid&#233;o &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.youtube.com/watch?v=VIL... &lt;br class='autobr' /&gt;
ou &lt;br class='autobr' /&gt;
https://fr.investing.com/news/stock... &lt;br class='autobr' /&gt;
En pi&#232;ce jointe le texte :&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/-Questions-financieres-.html" rel="directory"&gt;Religion , finance, argent&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-ethique-chretien-+.html" rel="tag"&gt;Investissement &#233;thique chr&#233;tien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-responsable-et-Eglise-+.html" rel="tag"&gt;Investissement responsable et Eglise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Le-chretien-et-l-argent-+.html" rel="tag"&gt;Le chr&#233;tien et l'argent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Doctrine-sociale-de-l-Eglise-DSE-+.html" rel="tag"&gt;Doctrine sociale de l'Eglise DSE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Conf&#233;rence PROCLERO du mardi 3 d&#233;cembre 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;f&#233;rences pour la suivre en vid&#233;o&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=VIL-DU9A-cw&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=VIL...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.investing.com/news/stock-market-news/conference-proclero-avec-pierre-de-lauzun-meeschaert-1927697&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://fr.investing.com/news/stock...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En pi&#232;ce jointe le texte :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://pierredelauzun.fr/IMG/zip/orientations_dse_investissement_financier.docx.zip" length="84188" type="application/zip" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Argent Ma&#238;tre ou Serviteur</title>
		<link>https://pierredelauzun.fr/L-Argent-Maitre-ou-Serviteur.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://pierredelauzun.fr/L-Argent-Maitre-ou-Serviteur.html</guid>
		<dc:date>2019-09-20T15:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Saintet&#233; et &#233;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Investissement &#233;thique chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Le chr&#233;tien et l'argent</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et don</dc:subject>
		<dc:subject>Christianisme et &#233;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Evangile et argent</dc:subject>
		<dc:subject>L'argent st&#233;rile</dc:subject>
		<dc:subject>Le chr&#233;tien et la richesse</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pr&#233;sentation de l'&#233;diteur : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Nul ne peut servir deux ma&#238;tres, Dieu et Mammon, car in&#233;vitablement il aimera l'un et pas l'autre, il m&#233;prisera l'un et pas l'autre.&#034; Cette sentence de J&#233;sus semble &#234;tre d&#233;finitive. Avec quelques autres, elle para&#238;t condamner l'argent et la richesse de fa&#231;on absolue. Pierre de Lauzun allie sa connaissance pointue des r&#233;alit&#233;s financi&#232;res avec celle des textes bibliques et du magist&#232;re de l'Eglise pour d&#233;montrer brillamment que la position du Christ est plus complexe qu'il n'y appara&#238;t : sans nier le r&#233;el danger que l'argent peu constituer pour celui qui veut se rapprocher du royaume de Dieu, il existe une mani&#232;re authentiquement &#233;vang&#233;lique d'user des biens mat&#233;riels. Cet ouvrage aussi clair qu'inform&#233; ne constitue donc pas seulement une r&#233;flexion th&#233;orique sur l'argent : il pourra aider tout un chacun &#224; ajuster son rapport avec lui et &#224; l'utiliser d'une mani&#232;re authentiquement chr&#233;tienne, en vue du tr&#233;sor de la vie &#233;ternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite...&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Le-chretien-et-la-richesse-+.html" rel="tag"&gt;Le chr&#233;tien et la richesse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://pierredelauzun.fr/IMG/logo/argent_maitre_ou_serviteur.jpg?1787417293' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.mameeditions.com/9782728926572-l-argent-maitre-ou-serviteur-group.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.mameeditions.com/978272...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4e de couverture :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;Parce que nous vivons dans une soci&#233;t&#233; o&#249; l'emprise de l'&#233;conomie n'a jamais &#233;t&#233; aussi forte, tout chr&#233;tien est amen&#233; &#224; se questionner sur la place que l'argent tient dans sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; une analyse &#224; la fois claire et subtile s'appuyant sur l'&#201;vangile et le magist&#232;re de l'&#201;glise, tr&#232;s &#233;loign&#233;e des manich&#233;ismes faciles, Pierre de Lauzun nous aide &#224; comprendre la nature paradoxale de l'argent et les raisons de l'attrait qu'il peut exercer sur nous, tout en nous aidant &#224; ajuster notre rapport &#224; lui, &#224; la lumi&#232;re du bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du choix de notre activit&#233; professionnelle &#224; la meilleure fa&#231;on d'investir, en passant par les montants qu'il est souhaitable de r&#233;server pour les dons, cet ouvrage propose de nombreuses r&#233;flexions qui sont autant de balises concr&#232;tes sur le chemin du royaume de Dieu.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est plus facile &#224; un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'&#224; un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si tu veux &#234;tre parfait, vends tes biens et suis-moi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Seigneur, tu m'as confi&#233; cinq talents ; voil&#224;, j'en ai gagn&#233; cinq autres. &#187; &#171; Faites-vous des amis avec l'argent malhonn&#234;te, afin que, le jour o&#249; il ne sera plus l&#224;, ces amis vous accueillent dans les demeures &#233;ternelles. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argent est tr&#232;s pr&#233;sent dans les &#201;vangiles, mais les textes n'envoient pas un message simple et unilat&#233;ral &#224; son &#233;gard. Sa puissance de fascination est constamment d&#233;nonc&#233;e. Et pourtant, ce m&#234;me &#201;vangile nous dit qu'il faut l'utiliser, lucidement et activement. Il y a donc d&#232;s les origines une tension entre la foi chr&#233;tienne et cette chose &#233;trange qu'est l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;nigme qui reprend un sens tout particulier &#224; notre &#233;poque, o&#249; l'emprise de l'&#233;conomie est sans pr&#233;c&#233;dent historique. Une &#233;conomie dans laquelle l'argent joue un r&#244;le central, indispensable mais inqui&#233;tant. O&#249; on n'a pas de probl&#232;me &#224; affamer les pensionnaires d'une maison de retraite pour am&#233;liorer la rentabilit&#233;. Ou de payer une femme pour porter un b&#233;b&#233; qu'on a achet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prendre toute la mesure de ces exigences, dans la vie r&#233;elle qui est la n&#244;tre, sans culpabilisation st&#233;rile, mais sans occulter l'appel que nous avons re&#231;u, est donc pour nous une t&#226;che majeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre veut contribuer &#224; cette r&#233;flexion, &#224; laquelle aucun chr&#233;tien ne peut &#233;chapper.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plan&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;INTRODUCTION &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA FOI CHRETIENNE, LA RICHESSE ET L'ARGENT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;LES EVANGILES ET L'ARGENT&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ECONOMIE, PARTOUT DANS LES EVANGILES/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; LA FOI, LA VIE ETERNELLE, ET LE SENS DE NOTRE VIE EN CE MONDE/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ARGENT AU TEMPS DE LA CHRETIENTE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'ARGENT ET LA RICHESSE : L'ENSEIGNEMENT DE L'EGLISE&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; PAUVRETE ET RICHESSE SELON L'ENSEIGNEMENT DE L'EGLISE/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; BIENS TRANSITOIRES ET BIEN ETERNEL : LA LE&#199;ON DES SPIRITUELS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'ARGENT, LA RICHESSE ET NOUS&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ARGENT ET SES PARADOXES/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ARGENT DANS LA SOCIETE, L'USAGE DE L'ARGENT/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ARGENT, LA RICHESSE ET LA PAUVRETE EN ESPRIT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ARGENT, CONCRETEMENT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'ARGENT DANS L'ECONOMIE&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; ECONOMIE, PROPRIETE ET MARCHE DANS LA DOCTRINE SOCIALE DE L'EGLISE/ L'ARGENT COMME MESURE, LE JUSTE PRIX/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; LA FINANCE/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; LA DETENTION DE GRANDS BIENS, LA FORTUNE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;QUE FAIRE AVEC NOTRE ARGENT ? NOTRE VOCATION, NOS BESOINS, NOS DEPENSES	&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; NOTRE VOCATION/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; NOS DEPENSES ET NOTRE CONSOMMATION/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; MAITRISER ET ORIENTER NOTRE CONSOMMATION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;QUE FAIRE AVEC NOTRE ARGENT ? L'INVESTISSEMENT ET LE DON&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'INVESTISSEMENT RESPONSABLE/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; QUELLE ORIENTATION POUR UN INVESTISSEMENT ETHIQUE ?/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; LE DON ET LA GENEROSITE : POURQUOI ?/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; LE DON ET LA SOLIDARITE, DANS LA PRATIQUE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SYNTHESE PRATIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'enseignement de l'Eglise et l'investissement &#233;thique</title>
		<link>https://pierredelauzun.fr/L-enseignement-de-l-Eglise-et-l-investissement-ethique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://pierredelauzun.fr/L-enseignement-de-l-Eglise-et-l-investissement-ethique.html</guid>
		<dc:date>2017-06-14T08:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Investissement &#233;thique</dc:subject>
		<dc:subject>Investissement &#233;thique chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Investissement responsable et Eglise</dc:subject>
		<dc:subject>Le chr&#233;tien et l'argent</dc:subject>
		<dc:subject>Finance un regard chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Investissement responsable</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Comment la Doctrine Sociale de L'Eglise est-elle une opportunit&#233; pour faire &#233;voluer la responsabilit&#233; sociale de l'entreprise et mettre en lumi&#232;re de nouveaux crit&#232;res pour une &#233;valuation &#233;thique de l'entreprise ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conf&#233;rence Pro Clero du 13 juin 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte et enregistrement video ci-joint.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/-Questions-financieres-.html" rel="directory"&gt;Religion , finance, argent&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-ethique-+.html" rel="tag"&gt;Investissement &#233;thique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-ethique-chretien-+.html" rel="tag"&gt;Investissement &#233;thique chr&#233;tien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-responsable-et-Eglise-+.html" rel="tag"&gt;Investissement responsable et Eglise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Le-chretien-et-l-argent-+.html" rel="tag"&gt;Le chr&#233;tien et l'argent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Finance-un-regard-chretien-+.html" rel="tag"&gt;Finance un regard chr&#233;tien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-responsable-+.html" rel="tag"&gt;Investissement responsable&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Comment la Doctrine Sociale de L'Eglise est-elle une opportunit&#233; pour faire &#233;voluer la responsabilit&#233; sociale de l'entreprise et mettre en lumi&#232;re de nouveaux crit&#232;res pour une &#233;valuation &#233;thique de l'entreprise ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conf&#233;rence Pro Clero du 13 juin 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vid&#233;o &lt;a href=&#034;http://proclero.com/revivez-la-conference-proclero-du-13-juin-2017/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://proclero.com/revivez-la-conf...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte ci-joint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ENSEIGNEMENT CHRETIEN, L'INVESTISSEMENT ET L'ENTREPRISE	&lt;br class='autobr' /&gt; LE FONDEMENT EVANGELIQUE : LA RECONNAISSANCE DE L'ECONOMIE	&lt;br class='autobr' /&gt; LE FONDEMENT EVANGELIQUE : LA MISE EN PERSPECTIVE.	&lt;br class='autobr' /&gt; DEVELOPPEMENTS MEDIEVAUX	&lt;br class='autobr' /&gt;
LA DOCTRINE SOCIALE ET SON ENSEIGNEMENT ECONOMIQUE	&lt;br class='autobr' /&gt; FONDEMENTS	&lt;br class='autobr' /&gt; LE TRAVAIL	&lt;br class='autobr' /&gt; L'ENTREPRISE	&lt;br class='autobr' /&gt; AUTRES DIMENSIONS	&lt;br class='autobr' /&gt;
LA DSE ET L'INVESTISSEUR&lt;br class='autobr' /&gt; LES TEXTES DE LA DSE SUR LA FINANCE	&lt;br class='autobr' /&gt; QUE FAIRE ?	&lt;br class='autobr' /&gt;
RSE ET ISR VUS PAR LA DSE	&lt;br class='autobr' /&gt; QU'EST-CE QU'UN INVESTISSEMENT ETHIQUE AU SENS DE LA DSE ?	&lt;br class='autobr' /&gt; L'ENRICHISSEMENT DES CRITERES	&lt;br class='autobr' /&gt; CONSEQUENCES PRATIQUES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que j'envisage ici, c'est l'&#233;valuation &#233;thique de l'entreprise, et notamment le point de vue de l'investisseur qui cherche comment faire le meilleur usage possible de son argent, ce qui le conduit non seulement &#224; privil&#233;gier l'investissement en actions, solidaire avec l'entreprise, mais aussi un investissement choisi et r&#233;fl&#233;chi, choisissant ses partenaires et contribuant &#224; les faire &#233;voluer dans le bon sens. Ce qui implique de disposer d'une capacit&#233; &#224; analyser ce que doit &#234;tre la responsabilit&#233; sociale de l'entreprise ainsi que de crit&#232;res permettant sur cette base de faire des choix. Le christianisme a contrairement &#224; une id&#233;e re&#231;ue beaucoup &#224; dire sur ce sujet, d'une fa&#231;on propre &#224; parler &#233;galement au non-chr&#233;tien de bonne volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite texte joint...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://pierredelauzun.fr/IMG/doc/proclero_13_juin_p_de_lauzun_1_.doc" length="173056" type="application/msword" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Finance : un regard chr&#233;tien</title>
		<link>https://pierredelauzun.fr/Finance-un-regard-chretien-232.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://pierredelauzun.fr/Finance-un-regard-chretien-232.html</guid>
		<dc:date>2013-05-13T09:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Investissement &#233;thique chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Le chr&#233;tien et l'argent</dc:subject>
		<dc:subject>Finance un regard chr&#233;tien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Finance et christianisme : tout para&#238;t opposer ces deux univers. L'un nous oriente par la charit&#233; et le don vers la vie &#233;ternelle ; l'autre voit le monde &#224; travers des calculs, orient&#233;s vers un profit plus ou moins imm&#233;diat. Les Evangiles ont des passages s&#233;v&#232;res et m&#234;me radicaux sur l'argent et sa fascination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant. D&#233;j&#224; le texte &#233;vang&#233;lique relie les deux sujets, de fa&#231;on parfois conflictuelle mais subtile. Ce que confirme l'invention de la finance et de la banque du Moyen Age par l'Italie catholique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui la finance est un organe central de la soci&#233;t&#233; mais elle est source de graves d&#233;sordres, et objet d'une hostilit&#233; sourde. Elle a donc besoin de se recentrer, et sur autre chose qu'elle-m&#234;me. L'&#233;clairage chr&#233;tien s'av&#232;re ici pr&#233;cieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre Finance : un regard chr&#233;tien est paru en 2013. Il a eu le prix international Fondation Centesimus annus (Vatican) en 2015 (voir article). Vous trouverez ci-apr&#232;s introduction, table des mati&#232;res et conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une recension tr&#232;s int&#233;ressante (en anglais) sur &lt;a href=&#034;http://blogs.reuters.com/breakingviews/2015/07/17/review-a-virtuous-defence-of-finance/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://blogs.reuters.com/breakingvi...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi, en fran&#231;ais :&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur KTO, vid&#233;o avec l'Acad&#233;mie catholique : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Finance, un regard chr&#233;tien&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Dt7iH0YtucA&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=Dt7...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ethique chr&#233;tienne et placements financiers&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=4aEZbJfQFNM&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=4aE...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/-Questions-financieres-.html" rel="directory"&gt;Religion , finance, argent&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Investissement-ethique-chretien-+.html" rel="tag"&gt;Investissement &#233;thique chr&#233;tien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Le-chretien-et-l-argent-+.html" rel="tag"&gt;Le chr&#233;tien et l'argent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Finance-un-regard-chretien-+.html" rel="tag"&gt;Finance un regard chr&#233;tien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Finance : un regard chr&#233;tien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;De la banque m&#233;di&#233;vale &#224; la mondialisation financi&#232;re&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction du livre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lecteur croyant ou incroyant, ne vous arr&#234;tez pas au titre. Le sujet vous concerne. Oui, je sais : finance et christianisme : tout para&#238;t opposer ces deux univers. L'un dit nous orienter par la charit&#233; et le don vers la vie &#233;ternelle ; l'autre voit le monde &#224; travers des calculs orient&#233;s vers un profit plus ou moins imm&#233;diat. Les Evangiles ont d'ailleurs des passages s&#233;v&#232;res et m&#234;me radicaux sur l'argent et sa fascination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant. D&#233;j&#224; le texte &#233;vang&#233;lique fait clairement une relation entre les deux sujets, parfois conflictuelle mais subtile et en un sens intime. D'abord par l'int&#233;r&#234;t m&#234;me qu'il manifeste pour la question de l'argent. Ensuite par son usage r&#233;gulier et inattendu de paraboles mettant en jeu la vie &#233;conomique et financi&#232;re. On sait aussi que c'est dans le contexte, catholique, de l'Italie m&#233;di&#233;vale que la finance est n&#233;e - &#224; commencer par les mots m&#234;mes de banque et de finance. Et que la pens&#233;e chr&#233;tienne a servi de creuset &#224; la r&#233;flexion &#233;conomique moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surprise ? Moins si on examine ce qui relie ces deux termes. Qui dit finance dit cr&#233;dit, confiance, placement, pari sur l'avenir&#8230;tous termes dont l'affinit&#233; avec la croyance, donc la foi et l'esp&#233;rance sont &#233;vidents. Certes la troisi&#232;me vertu th&#233;ologale, la charit&#233;, para&#238;t plus rebelle au rapprochement, le don &#233;tant semble-t-il &#224; l'oppos&#233; du calcul, qui est au centre de la finance. Et pourtant m&#234;me l&#224; il y a un &#233;l&#233;ment commun essentiel : il n'est pas de finance sans une forme de partenariat, et donc sans une certaine communaut&#233; humaine dans laquelle des moyens sont mis par l'un entre les mains d'un autre, en un mot confi&#233;s, pour obtenir le r&#233;sultat voulu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la mati&#232;re de la finance c'est l'argent. L'argent synth&#233;tise &#224; sa fa&#231;on la probl&#233;matique de nos d&#233;sirs, dans leur r&#233;alisation mat&#233;rielle. On croit un peu vite que c'est &#224; l'oppos&#233; de toute spiritualit&#233;. Mais ce n'est pas si simple &#8211; surtout pour une religion incarn&#233;e comme le christianisme, pour qui la mati&#232;re non seulement n'est pas mauvaise, mais entre dans le plan du salut. Au minimum, il ne pouvait ignorer une activit&#233; comme la finance qui est au centre de la r&#233;gulation &#233;conomique et donc de la production et de la circulation des biens mat&#233;riels, qui arbitre l'orientation des ressources dans l'ensemble de la soci&#233;t&#233;, et donc les priorit&#233;s mat&#233;rielles de la soci&#233;t&#233; des hommes&#8230; soci&#233;t&#233; dans laquelle se pr&#233;pare le Royaume des Cieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Explorer l'articulation de ces deux r&#233;alit&#233;s apparemment aussi &#233;loign&#233;es et cependant &#233;trangement reli&#233;es est une t&#226;che essentielle. Ne serait-ce que pour mieux comprendre et orienter cette r&#233;alit&#233; prot&#233;iforme qu'est devenue la finance, &#224; la fois syst&#232;me nerveux de nos &#233;conomies, possible source de d&#233;sastre &#224; travers les crises qui l'affectent, et objet de fascination parfois morbide. Sauf incidemment, notre but ne sera toutefois pas ici de traiter des mesures techniques, mais d'aborder les questions ayant, pour faire simple, une dimension morale, du point de vue de la logique du syst&#232;me financier . D'autant qu'elles nous paraissent &#234;tre les plus fondamentales. En ces temps de perte de certitude, notamment sur le ph&#233;nom&#232;ne d&#233;routant de la finance, risqu&#233;e mais dans son champ indispensable, comment mieux orienter vers le bien commun son action et celle de ses hommes ? Comment par l&#224; renouveler notre regard sur cette quintessence souvent insaisissable de la mati&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi, pour le lecteur croyant, comment la situer sous le regard de Dieu, en vue de l'infini de la vie &#233;ternelle ? Et, pour le lecteur non-croyant, comment tirer avantage de la principale grande r&#233;flexion sur l'&#233;conomie qui ne soit ni utilitaire ni mat&#233;rialiste ? Nous invitons l'un et l'autre &#224; tirer les le&#231;ons de ce regard chr&#233;tien original, au premier abord tout diff&#233;rent de celui re&#231;u dans notre soci&#233;t&#233;, mais qui est propre &#224; parler &#224; tout homme de bonne volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une recension tr&#232;s int&#233;ressante (en anglais) sur &lt;a href=&#034;http://blogs.reuters.com/breakingviews/2015/07/17/review-a-virtuous-defence-of-finance/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://blogs.reuters.com/breakingvi...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi (en fran&#231;ais), avec l'Acad&#233;mie catholique, sur KTO :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Finance, un regard chr&#233;tien&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Dt7iH0YtucA&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=Dt7...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ethique chr&#233;tienne et placements financiers&lt;/i&gt; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=4aEZbJfQFNM&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=4aE...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences libraires en ligne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://livre.fnac.com/a4622655/Pierre-de-Lauzun-Finance-un-regard-chretien&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://livre.fnac.com/a4622655/Pierre-de-Lauzun-Finance-un-regard-chretien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.decitre.fr/livres/finance-un-regard-chretien-de-la-banque-medievale-a-la-mondialisation-financiere-9782940515035.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.decitre.fr/livres/finance-un-regard-chretien-de-la-banque-medievale-a-la-mondialisation-financiere-9782940515035.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laprocure.com/finance-regard-chretien-banque-medievale-mondialisation-financiere-pierre-lauzun/9782940515035.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.laprocure.com/finance-regard-chretien-banque-medievale-mondialisation-financiere-pierre-lauzun/9782940515035.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.librairie-sciencespo.fr/manuels-d-economie/histoire-et-theories-economiques/livre/finance--un-regard-chretien---de-la-banque-medievale-a-la-mondialisation-financiere/pierre-de-lauzun/9782940515035.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.librairie-sciencespo.fr/manuels-d-economie/histoire-et-theories-economiques/livre/finance--un-regard-chretien---de-la-banque-medievale-a-la-mondialisation-financiere/pierre-de-lauzun/9782940515035.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cultura.com/livre/litt&#233;rature/pierre-de-lauzun,finance,-un-regard-chr&#233;tien-de-la-banque-m&#233;di&#233;vale-&#224;-la-mondialisation-financi,4654518.prd&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cultura.com/livre/litt&#233;rature/pierre-de-lauzun,finance,-un-regard-chr&#233;tien-de-la-banque-m&#233;di&#233;vale-&#224;-la-mondialisation-financi,4654518.prd&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mollat.com/livres/pierre-lauzun-finance-regard-chretien-9782940515035.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.mollat.com/livres/pierre-lauzun-finance-regard-chretien-9782940515035.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rueducommerce.fr/m/ps/mpid:MP-7B710M8214825&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.rueducommerce.fr/m/ps/mpid:MP-7B710M8214825&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/lauzun-pierre-de/finance-un-regard-chretien-de-la-banque-medievale-a-la-mondialisation-financiere,50155439.aspx&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/lauzun-pierre-de/finance-un-regard-chretien-de-la-banque-medievale-a-la-mondialisation-financiere,50155439.aspx&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.placedeslibraires.fr/detaillivre.php?gencod=9782940515035&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.placedeslibraires.fr/detaillivre.php?gencod=9782940515035&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Finance un regard chr&#233;tien</title>
		<link>https://pierredelauzun.fr/Finance-un-regard-chretien-352.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://pierredelauzun.fr/Finance-un-regard-chretien-352.html</guid>
		<dc:date>2013-01-02T15:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Investissement &#233;thique chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Le chr&#233;tien et l'argent</dc:subject>
		<dc:subject>Finance un regard chr&#233;tien</dc:subject>
		<dc:subject>Condamnation de l'usure</dc:subject>
		<dc:subject>Morale et finance</dc:subject>
		<dc:subject>Eglise et entreprise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Finance : un regard chr&#233;tien De la banque m&#233;di&#233;vale &#224; la mondialisation financi&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
PRIX INTERNATIONAL 2015 DE LA FONDATION CENTESIMUS ANNUS &lt;br class='autobr' /&gt;
Que peuvent apporter les chr&#233;tiens &#224; l'&#233;conomie et &#224; la finance ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Lecteur croyant ou incroyant, ne vous arr&#234;tez pas au titre. Le sujet vous concerne. Oui, je sais : finance et christianisme : tout para&#238;t opposer ces deux univers. L'un dit nous orienter par la charit&#233; et le don vers la vie &#233;ternelle ; l'autre voit le monde &#224; travers des calculs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Morale-et-finance-+.html" rel="tag"&gt;Morale et finance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Eglise-et-entreprise-+.html" rel="tag"&gt;Eglise et entreprise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://pierredelauzun.fr/IMG/logo/finance--un-regard-chretien.jpg?1787417298' class='spip_logo spip_logo_right' width='97' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.editions-embrasure.com/Finance-un-regard-chretien_oeuvre_11277.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.editions-embrasure.com/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Finance : un regard chr&#233;tien&lt;br class='autobr' /&gt;
De la banque m&#233;di&#233;vale &#224; la mondialisation financi&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;PRIX INTERNATIONAL 2015 DE LA FONDATION CENTESIMUS ANNUS&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pierredelauzun.fr/Prix-international-de-la-Fondation-Centesimus-Annus.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.pierredelauzun.fr/Prix-...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peuvent apporter les chr&#233;tiens &#224; l'&#233;conomie et &#224; la finance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lecteur croyant ou incroyant, ne vous arr&#234;tez pas au titre. Le sujet vous concerne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, je sais : finance et christianisme : tout para&#238;t opposer ces deux univers. L'un dit nous orienter par la charit&#233; et le don vers la vie &#233;ternelle ; l'autre voit le monde &#224; travers des calculs orient&#233;s vers un profit plus ou moins imm&#233;diat. Les Evangiles ont d'ailleurs des passages s&#233;v&#232;res et m&#234;me radicaux sur l'argent et sa fascination. Et pourtant.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;j&#224; le texte &#233;vang&#233;lique fait clairement une relation entre les deux sujets, parfois conflictuelle mais subtile et en un sens intime. On sait aussi que c'est dans le contexte, catholique, de l'Italie m&#233;di&#233;vale que la finance est n&#233;e. Et que la pens&#233;e chr&#233;tienne a servi de creuset &#224; la r&#233;flexion &#233;conomique moderne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous invitons croyant et incroyant &#224; tirer les le&#231;ons de ce regard chr&#233;tien original, au premier abord tout diff&#233;rent de celui re&#231;u dans notre soci&#233;t&#233;, mais qui est propre &#224; parler &#224; tout homme de bonne volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction du livre en anglais : &lt;a href=&#034;https://www.pierredelauzun.fr/Finance-A-Christian-Perspective.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.pierredelauzun.fr/Finan...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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