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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Pour conjurer la d&#233;flation en Europe, la planche &#224; billet de la BCE ? </title>
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		<dc:date>2014-12-24T13:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Monnaie</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;flation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le th&#232;me de la d&#233;flation domine de plus en plus la sc&#232;ne europ&#233;enne. On en parle comme d'une menace sourde et rampante, difficile &#224; contrer. Son influence nous recouvrirait petit &#224; petit comme une mort progressive, une forme de l&#233;thargie. Paradoxalement, en face, l'inflation longtemps honnie se pare alors de toutes les vertus, comme un lubrifiant au fond salubre malgr&#233; ses bavures et dangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en d&#233;duit alors que tous les moyens sont bons pour juguler cette menace : planche &#224; billet, d&#233;ficits sans contr&#244;les, &#233;mission incontr&#244;l&#233;es de titres etc. Le salut par une forme de drogue ? Beaucoup sont tent&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui conduit &#224; se demander si le probl&#232;me est bien pos&#233;. S'agit-il de doser des dopages, ou de construire un avenir ? Ni la d&#233;flation ni l'inflation ne sont des solutions. Le malthusianisme de l'une tue. Mais les paradis artificiels de l'autre aussi. Il est in&#233;vitable que nous traversions une p&#233;riode d'ajustement, de remise en ordre apr&#232;s les ann&#233;es d'exc&#232;s que la crise a mis en &#233;vidence. Ce qui importe au-del&#224; c'est de pr&#233;parer l'avenir collectif, sur des bases saines, avec des rep&#232;res clairs. Une monnaie fiable est de ceux-l&#224;, m&#234;me si ce n'est qu'un &#233;l&#233;ment parmi bien d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Deflation-+.html" rel="tag"&gt;D&#233;flation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour conjurer la menace de d&#233;flation en Europe, la planche &#224; billet de la BCE ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le th&#232;me de la d&#233;flation domine de plus en plus la sc&#232;ne europ&#233;enne. On en parle comme d'une menace sourde et rampante, difficile &#224; contrer. Son influence nous recouvrirait petit &#224; petit comme une mort progressive, une forme de l&#233;thargie. Paradoxalement, en face, l'inflation longtemps honnie se pare alors de toutes les vertus, comme un lubrifiant au fond salubre malgr&#233; ses bavures et dangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en d&#233;duit alors que tous les moyens sont bons pour juguler cette menace : planche &#224; billet, d&#233;ficits sans contr&#244;les, &#233;mission incontr&#244;l&#233;es de titres etc. Le salut par une forme de drogue ? Beaucoup sont tent&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui conduit &#224; se demander si le probl&#232;me est bien pos&#233;. S'agit-il de doser des dopages, ou de construire un avenir ? Ni la d&#233;flation ni l'inflation ne sont des solutions. Le malthusianisme de l'une tue. Mais les paradis artificiels de l'autre aussi. Il est in&#233;vitable que nous traversions une p&#233;riode d'ajustement, de remise en ordre apr&#232;s les ann&#233;es d'exc&#232;s que la crise a mis en &#233;vidence. Ce qui importe au-del&#224; c'est de pr&#233;parer l'avenir collectif, sur des bases saines, avec des rep&#232;res clairs. Une monnaie fiable est de ceux-l&#224;, m&#234;me si ce n'est qu'un &#233;l&#233;ment parmi bien d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quoi parle-t-on ? Le cas &#233;trange du Japon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord sommes-nous en d&#233;flation en Europe, en baisse des prix ? Ce n'est pas encore av&#233;r&#233; &#224; ce stade mais c'est ind&#233;niablement la tendance. La baisse de l'inflation est r&#233;guli&#232;re depuis des ann&#233;es et on passe au moins sur certains mois en territoire n&#233;gatif. D'o&#249; la th&#232;se r&#233;pandue du glissement de l'Europe, au moins de l'Eurozone, vers une situation &#224; la japonaise. L&#224;-bas les prix baissent tendanciellement depuis 15 ans. Sans faire de la pr&#233;vision &#233;conomique, exercice risqu&#233; s'il en est, cela montre au moins que la d&#233;flation est une possibilit&#233; r&#233;elle. On parle ici bien s&#251;r d'une d&#233;flation structurelle, durable, &#224; distinguer d'une simple correction, effet de la baisse temporaire du prix des mati&#232;res premi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;flation ainsi comprise ne serait pas en soi un fait radicalement nouveau. Dans le pass&#233; on a eu de telles p&#233;riodes de baisse des prix, au XIXe ou avant 1940 ; cela pouvait durer assez longtemps, quoique pas ind&#233;finiment. Ceci dit on n'a aucun pr&#233;c&#233;dent de d&#233;flation &#224; la japonaise : une tendance &#224; la baisse sur une dur&#233;e longue, coupl&#233;e avec une baisse de population. Cet exemple montre le glissement possible vers des anticipations d&#233;flationnistes durables : l'attente par tous les acteurs d'une baisse r&#233;guli&#232;re des prix, inversion de l'anticipation inflationniste. De nombreux facteurs ont jou&#233; dans le cas japonais : les suites de l'&#233;clatement de l'invraisemblable bulle des actifs de ce pays &#224; la fin des ann&#233;es 80, l'effondrement des prix des produits import&#233;s &#8211; notamment chinois, le positionnement haut de gamme des exportations qui a assur&#233; une balance commerciale positive presque jusqu'&#224; aujourd'hui, une discipline collective permettant le contr&#244;le des r&#233;mun&#233;rations, la faible d&#233;pendance de l'&#233;tranger etc. Avec un arri&#232;re-plan essentiel, l'effondrement d&#233;mographique, qui est fondamentalement un refus de l'avenir. Le tout compose un paysage d'ensemble qui pr&#233;sente des avantages et des inconv&#233;nients - s'il n'y avait pas son malthusianisme sous-jacent. Le m&#234;me exemple montre aussi la grande difficult&#233; &#224; en sortir. Les difficult&#233;s de l'Abenomics en t&#233;moignent : rompant avec la sagesse classique, cette approche r&#233;solument iconoclaste du gouvernement en place, fond&#233;e sur le d&#233;ficit et la planche &#224; billet, n'a au moins pour l'instant pas r&#233;ussi &#224; faire red&#233;marrer la machine. L'oxyg&#232;ne diffus&#233; &#224; haute dose dans l'atmosph&#232;re ne cr&#233;e pas &#224; soi seul l'euphorie des p&#233;riodes conqu&#233;rantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On dira qu'il y a de nombreuses diff&#233;rences avec l'Europe : c'est &#233;vident si on prend le point de d&#233;part, car il n'y a pas eu ici de telles bulles monstrueuses sur la valeur des actifs (boursiers et immobiliers). Mais la ressemblance devient plus suggestive si on consid&#232;re le Japon depuis 1998. Car ce qui est curieux dans son cas n'est pas la correction de la bulle, qui a occup&#233; la d&#233;cennie 90, mais l'entr&#233;e en d&#233;flation qui a suivi. La correction de la bulle n'a &#233;t&#233; au fond qu'une des causes de la d&#233;flation ; la baisse des prix des importations (avec la mont&#233;e en r&#233;gime de la Chine) a &#233;t&#233; au moins aussi importante. L'hypoth&#232;se que nous sugg&#232;re cette exp&#233;rience est que ces d&#233;flations r&#233;sultent de la combinaison d'un ajustement d'apr&#232;s-crise en contexte malthusien, avec l'effet du nouvel environnement mondialis&#233;. Face &#224; ces ph&#233;nom&#232;nes l'appareil de production est arriv&#233; &#224; se maintenir sur le haut de gamme, mais sans permettre &#224; l'ensemble de la machine de repartir sur sa croissance ant&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe est encore en partie dans la phase de correction apr&#232;s crise, du fait de la n&#233;cessit&#233; d&#233;sormais imp&#233;rative de s'ajuster face aux d&#233;s&#233;quilibres ant&#233;rieurs, d&#233;sormais intenables, notamment l'endettement et les d&#233;ficits publics. Il est int&#233;ressant de noter que la conjonction des facteurs d&#233;flationnistes l'emporte chez elle malgr&#233; la pr&#233;sence de facteurs inflationnistes subsistants non n&#233;gligeables : indexations multiples dont les salaires, planche &#224; billet publique, etc. A vrai dire, il y a d'autres diff&#233;rences entre l'Europe et le Japon : ce sont notamment la grande h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;, sociale, politique, culturelle de l'Europe etc. ; sa monnaie tendanciellement forte ; ses d&#233;ficits publics financ&#233;s largement par l'&#233;tranger et donc plus mena&#231;ants. Tous ces effets sont eux aussi globalement &#224; dominante d&#233;flationniste ; s'y ajoute le cadre institutionnel europ&#233;en et l'influence pr&#233;pond&#233;rante de l'Allemagne, qui y trouve son compte. Plus le contexte d&#233;mographique n&#233;gatif, m&#234;me s'il est moins marqu&#233; qu'au Japon. Si en outre on tient compte de la baisse relative des mati&#232;res premi&#232;res au sens large, la pression &#224; la baisse sur les prix devient forte, et on la voit dans les chiffres. M&#234;me si la hausse des prix de ces mati&#232;res premi&#232;res est in&#233;vitable &#224; terme long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Effets &#233;conomiques et financiers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sait pas bien si cette d&#233;flation va durer ; mais l'hypoth&#232;se est assez cr&#233;dible pour qu'on r&#233;fl&#233;chisse sur ce qu'elle veut dire. La d&#233;flation, si elle dure, change bien des habitudes. Comme l'inflation nourrissait une anticipation de hausse des prix, cette fois c'est la baisse qu'on anticipe. Tout ce qu'on d&#233;pensera demain sera mieux d&#233;pens&#233;, avec un pouvoir d'achat accru, puisque les prix seront plus bas. D'o&#249; une tendance au report des consommations et des investissements. Du c&#244;t&#233; des entreprises, au moins les plus grandes, la difficult&#233; &#224; baisser les salaires nuit alors &#224; la rentabilit&#233; et donc au tonus. Mais cela n'emp&#234;che apparemment pas un secteur tr&#232;s comp&#233;titif de se maintenir &#224; flot &#8211; notamment parce que les effets sont report&#233;s sur d'autres. Au total en tout cas l'ambiance est &#224; la r&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles en sont les cons&#233;quences sur le comportement des investisseurs ? D'abord bien s&#251;r une pr&#233;f&#233;rence pour les esp&#232;ces - sauf si le syst&#232;me financier instaure des pr&#233;l&#232;vements punitifs sur les liquidit&#233;s, comme on commence &#224; le voir en Allemagne - mais ce ne peut &#234;tre que limit&#233;. D'o&#249; des taux d'int&#233;r&#234;ts tr&#232;s bas voire quasi nuls&#8230;mais avec la d&#233;flation, m&#234;me avec des taux bas on gagne encore de l'argent. Garder des liquidit&#233;s est m&#234;me alors une bonne strat&#233;gie (si on a confiance dans les banques et dans le papier d'Etat). On comprend alors un peu mieux les tr&#232;s bas niveaux de taux d'int&#233;r&#234;ts que paye actuellement le papier d'Etat, m&#234;me fran&#231;ais, qui seraient paradoxaux dans le contexte ant&#233;rieur. Car c'est tout &#224; fait logique si une d&#233;flation durable est anticip&#233;e, consciemment ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une prise de risque n'a alors de sens que si les rendements sont vraiment &#233;lev&#233;s. Ce n'est pas d&#233;sastreux pour les actions - mais pas euphorisant non plus car rares sont alors les secteurs vraiment convaincants. Au Japon la Bourse est m&#233;diocre depuis longtemps, bien apr&#232;s la bulle. En revanche comme on le voit au Japon encore l'immobilier voit alors son r&#244;le historique boulevers&#233;, hors emplacements exceptionnels, car il cesse d'&#234;tre une garantie de maintien de la valeur ; les vulgaires esp&#232;ces sont, sur ce plan, plus performantes. Il n'est pas jusqu'&#224; la fiscalit&#233; pour &#234;tre perturb&#233;e, dans un contexte o&#249; les plus-values r&#233;elles, provenant d&#233;sormais de la d&#233;flation, ne sont plus exprim&#233;es en monnaie, et donc non tax&#233;es. Le syst&#232;me public ne s'en trouve alors pas bien non plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous trouvons donc devant un r&#233;gime profond&#233;ment nouveau par rapport &#224; nos habitudes. Peu excitant, poussant sans cesse &#224; la restriction, il a bien des c&#244;t&#233;s n&#233;gatifs. Mais en m&#234;me temps la baisse des prix a ses charmes, notamment pour les consommateurs ; les n&#244;tres y ont pris go&#251;t depuis longtemps, remercions la Chine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alternatives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la perspective de sortie n'est pas non plus r&#233;jouissante. Prenons l'hypoth&#232;se d'une remont&#233;e des taux d'int&#233;r&#234;t, et son effet sur les march&#233;s. Elle peut provenir notamment de la contagion am&#233;ricaine, pays dont la logique est tr&#232;s diff&#233;rente de la n&#244;tre. Si c'est sans reprise de l'inflation, elle serait tr&#232;s co&#251;teuse, notamment pour le syst&#232;me public. A cela s'ajouterait le probl&#232;me de la liquidit&#233; du march&#233; obligataire, massivement r&#233;duite par les r&#233;glementations nouvelles, alors m&#234;me que le march&#233; lui ne cessait de croitre. D'o&#249; un risque de secousses violentes induites. Car sur ce plan nous sommes en Europe tr&#232;s d&#233;pendants du march&#233; mondial, ce que le Japon a ignor&#233; jusqu'ici. L'alternative &#224; la d&#233;flation peut donc &#234;tre assez rugueuse. A nouveau on incriminera les march&#233;s. Mais en r&#233;alit&#233; ce ne sont pas des facteurs explicatifs par eux-m&#234;mes, ce sont des thermom&#232;tres imparfaits ; sachant que quand ils r&#233;v&#232;lent nos limites et nos impasses, c'est souvent violent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dira-ton alors que l'inflation n'&#233;tait pas si mauvaise qu'on le disait, et qu'il faut donc la favoriser par tous les moyens ? Mais faut-il vraiment que les prix bougent sans cesse ? La monnaie est un &#233;talon, &#224; la fois du calcul &#233;conomique et de la conservation de la valeur. Il n'est pas bon qu'un &#233;talon soit en permanence fondant et peu fiable, d'autant que l'inflation &#233;chappe vite au contr&#244;le. Quand on voit maintenant les banques centrales, temples suppos&#233;s de la vertu, se donner une inflation de 2 % comme objectif minimal, on reste r&#234;veur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;vidence la solution n'est ni dans la d&#233;flation ni dans l'inflation : elle est ailleurs. Il n'est d'ailleurs en rien d&#233;montr&#233; que par elle-m&#234;me l'inflation r&#233;solve la question de la stagnation. En termes de croissance, le bilan pass&#233; des p&#233;riodes d'inflation est tr&#232;s m&#233;diocre. Les facteurs euphorisants qu'on constate aujourd'hui aux Etats-Unis, malgr&#233; leurs limites, vont bien au-del&#224; de la politique mon&#233;taire de la Fed : ils sont dus d'abord &#224; la capacit&#233; de r&#233;action de l'&#233;conomie am&#233;ricaine r&#233;elle malgr&#233; ses d&#233;fauts, qu'il s'agisse de la d&#233;mographie, de la cr&#233;ation d'entreprise ou de l'innovation, sans parler du gaz de schiste. On a connu cela en Europe autrefois, dans les ann&#233;es 50 ou 60, avec la reconstruction et le rattrapage. Mais ces facteurs ne sont plus pr&#233;sents dans nos pays, ou plut&#244;t ne sont plus au centre de la vie collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait la le&#231;on finale est que la vitalit&#233; est une autre question que la manipulation des outils &#233;conomiques. Elle ne s'ach&#232;te pas par de la drogue. la cr&#233;ation de monnaie, le &lt;i&gt;Quantitative Easing&lt;/i&gt; peut aider parfois, si le moment choisi est bon, il ne r&#233;sout rien au fond. Il s'agit bien plus fondamentalement de d&#233;mographie, d'innovation, et de cr&#233;ation. Et m&#234;me plus largement du positionnement dans l'histoire, de la volont&#233; collective. Les pays d'Europe sont obs&#233;d&#233;s par des utopies st&#233;riles, l'une des plus trompeuses &#233;tant l'illusion de l'accumulation maniaque d'acquis suppos&#233;s irr&#233;versibles, qu'ils soient sociaux ou europ&#233;istes. Et la n&#233;gligence des facteurs de vitalit&#233;, de la cr&#233;ation au sens large, qu'il s'agisse de la d&#233;mographie ou de l'innovation. Ils ne donnent donc pas la bonne r&#233;ponse &#8211; pas plus que le Japon. Le sevrage des errances d'avant 2008 est une chose. Le red&#233;marrage une autre, qu'on n'ach&#232;tera pas par des drogues artificielles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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