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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>Le chr&#233;tien et la d&#233;mographie </title>
		<link>https://pierredelauzun.fr/Le-chretien-et-la-demographie.html</link>
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		<dc:date>2017-11-10T10:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;mographie</dc:subject>
		<dc:subject>Christianisme et d&#233;mographie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La question de la d&#233;mographie est bien d&#233;licate dans le contexte chr&#233;tien. Surtout aujourd'hui. Il y a m&#234;me un dilemme catholique entre l'id&#233;e coutumi&#232;re de la libert&#233; de la famille et l'id&#233;e g&#233;n&#233;rale de limite, qui revient en force. Le fait est simplement arithm&#233;tique : si la libert&#233; de la famille inclut la libre d&#233;termination du nombre d'enfants qu'elle engendre, et que de fait ces familles optaient pour un nombre d&#233;passant le seuil de renouvellement, la population cro&#238;trait ind&#233;finiment. Et se poserait alors un probl&#232;me de limite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me &#233;lud&#233; par la plupart des chr&#233;tiens, malgr&#233; l'int&#233;r&#234;t pour l'id&#233;e de limite, &#224; commencer par &lt;i&gt;Laudato Si&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Suite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru dans L'Incorrect N&#176; 3 Novembre 2017.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/-Religion-politique-et-economie-.html" rel="directory"&gt;Religion et &#233;conomie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Demographie-257-+.html" rel="tag"&gt;D&#233;mographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Christianisme-et-demographie-+.html" rel="tag"&gt;Christianisme et d&#233;mographie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le chr&#233;tien et la d&#233;mographie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question de la d&#233;mographie est bien d&#233;licate dans le contexte chr&#233;tien. Surtout aujourd'hui. Il y a m&#234;me un dilemme catholique entre l'id&#233;e coutumi&#232;re de la libert&#233; de la famille et l'id&#233;e g&#233;n&#233;rale de limite, qui revient en force. Le fait est tout simple et largement arithm&#233;tique : si la libert&#233; de la famille inclut la libre d&#233;termination du nombre d'enfants qu'elle engendre, et que de fait ces familles optaient pour un nombre d&#233;passant le seuil de renouvellement, la population cro&#238;trait ind&#233;finiment. Et se poserait alors un probl&#232;me de limite. En un sens Malthus l'avait vu, mais il consid&#233;rait que la limite serait celle de la nourriture. L'exp&#233;rience l'a d&#233;menti &#8211; au moins pour l'heure. Mais de nouvelles limites apparaissent. La pollution, l'empreinte humaine sur notre &#233;cologie. On peut en d&#233;battre. Mais il y a &#224; coup s&#251;r au moins une limite ultime, l'espace physique. Si en effet la population humaine croissait ind&#233;finiment, mettons jusqu'&#224; des dizaines ou centaines de milliards d'hommes, la Terre serait invivable. M&#234;me si on arrivait &#224; nourrir tout ce beau monde. Cas extr&#234;me dira-t-on : oui, mais qui prouve quelque chose ; qu'il faut s'arr&#234;ter &#224; quelque part. Dit autrement, au moins dans un cas il peut y avoir un moment o&#249; on ne pourrait pas laisser les gens prolif&#233;rer &#224; leur guise s'ils en avaient envie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande encyclique des limites, &lt;i&gt;Laudato Si&lt;/i&gt;, qui d&#233;veloppe avec force cette notion &#224; propos de l'&#233;cologie, &#233;lude tranquillement la question. Elle r&#233;affirme les principes catholiques sur la famille et nie toute contradiction entre les deux positions. La raret&#233; y est expliqu&#233;e exclusivement par l'absence de solidarit&#233;. C'est ce que nous dit le N&#176; 50 : &#171; au lieu de r&#233;soudre les probl&#232;mes des pauvres et de penser &#224; un monde diff&#233;rent, certains se contentent seulement de proposer une r&#233;duction de la natalit&#233;&#8230;Mais &#8216;s'il est vrai que la r&#233;partition in&#233;gale de la population et des ressources disponibles cr&#233;e des obstacles au d&#233;veloppement et &#224; l'utilisation durable de l'environnement, il faut reconna&#238;tre que la croissance d&#233;mographique est pleinement compatible avec un d&#233;veloppement int&#233;gral et solidaire'. Accuser l'augmentation de la population et non le consum&#233;risme extr&#234;me et s&#233;lectif de certains est une fa&#231;on de ne pas affronter les probl&#232;mes... En outre, nous savons qu'on gaspille approximativement un tiers des aliments qui sont produits, et &#8216;que lorsque l'on jette de la nourriture, c'est comme si l'on volait la nourriture &#224; la table du pauvre'. &#187; Pas faux en soi. Mais cela ne traite pas le probl&#232;me ultime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche pour la plupart des &#233;cologistes, pour une fois d'accord avec les &#233;conomistes, une des premi&#232;res conclusions qui se tire de l'id&#233;e de la raret&#233; des ressources naturelles est la n&#233;cessit&#233; de limiter s&#233;v&#232;rement la croissance d&#233;mographique de l'humanit&#233;. Non sans une certaine coh&#233;rence. Alors, le malthusianisme peut-il &#234;tre baptis&#233; ? Ou est-ce une simple question de juste usage des ressources et de solidarit&#233; ? L'encyclique ne r&#233;pond pas &#224; la question. Pas plus que la revue Limites qui dans son num&#233;ro 1 titrait &#171; d&#233;croissez et multipliez-vous ! &#187; mais sans nous dire comment concilier ces deux objectifs, sauf &#224; nouveau par la r&#233;duction du gaspillage et par le partage. Or ni l'un ni l'autre ne r&#233;pondent &#224; la question irr&#233;ductible des limites physiques. Accuser les m&#233;chants lib&#233;raux ne suffit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car &#224; nouveau, au moins en principe c'est une vraie question. Bien s&#251;r en pratique ce qu'on constate dans la plupart des pays hors Afrique, c'est la baisse de la natalit&#233; (ce qu'on appelle transition d&#233;mographique). Un ph&#233;nom&#232;ne puissant et m&#234;me inqui&#233;tant car si on prolongeait la tendance ind&#233;finiment, cette fois le risque serait la disparition de l'humanit&#233; et non la surpopulation. Ou alors une mar&#233;e africaine. Et donc les familles chr&#233;tiennes dans nos pays ont parfaitement raison de faire beaucoup d'enfants. Mais la question th&#233;orique subsiste. Nous ne voulons ni de la prolif&#233;ration absolue, ni bien s&#251;r de l'extinction. Il nous faut donc une certaine mod&#233;ration, variable selon la situation pr&#233;valant dans la soci&#233;t&#233; o&#249; on se trouve. Ce qui veut dire que si la prolif&#233;ration menace, un autocontr&#244;le s'impose ; et si c'est l'extinction qui s'annonce, un encouragement aux naissances. Ce qui veut dire qu'au moins dans ces cas les familles n'ont pas &#224; se d&#233;terminer sans aucune forme de regard pour la situation ambiante. Tout en gardant la discipline des m&#233;thodes naturelles. On n'a pas fini de creuser la question des limites&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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