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	<title>Pierre de Lauzun | Le blog officiel</title>
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		<title>La guerre d'Ukraine : pour une politique nationale</title>
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		<dc:date>2022-03-29T16:42:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Guerre Ukraine</dc:subject>
		<dc:subject>But de guerre</dc:subject>
		<dc:subject>Politique nationale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;On tend trop souvent &#224; analyser la guerre d'Ukraine en termes &#233;motionnels, ou comme grande lutte des r&#233;gimes autoritaires et des r&#233;gimes d&#233;mocratiques. Je me placerai ici sur un plan diff&#233;rent : celui des relations internationales. Pour me concentrer sur les le&#231;ons &#224; en tirer pour la d&#233;termination d'une politique nationale pour la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://pierredelauzun.fr/+-Politique-nationale-+.html" rel="tag"&gt;Politique nationale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On tend trop souvent &#224; analyser la guerre d'Ukraine en termes &#233;motionnels, ou comme grande lutte des r&#233;gimes autoritaires et des r&#233;gimes d&#233;mocratiques. Je me placerai ici sur une plan diff&#233;rent : celui des relations internationales. Non pour &#233;voquer la question des r&#233;actions &#224; la crise (sanctions, etc.) ni celle des perspectives de sortie. Mais pour me concentrer sur les le&#231;ons &#224; en tirer pour la d&#233;termination d'une politique nationale pour la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.	Pour cadrer le d&#233;bat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons le principe de base en mati&#232;re internationale : chaque pays est autonome et responsable de son action. Cela ne veut pas dire qu'il ne consid&#232;re que ses seuls int&#233;r&#234;ts. Membre d'une communaut&#233; internationale, il prend aussi en compte ses relations avec les autres pays, tant pour coop&#233;rer que pour la recherche de la paix. Or dans le contexte international, un principe essentiel pour la recherche de la paix est le respect de la souverainet&#233; et donc des fronti&#232;res. Ce principe n'est pas absolu ni totalement inviolable, et il y a des pr&#233;c&#233;dents graves, comme la guerre d'Iraq qui &#233;tait une guerre d'agression (malgr&#233; l'excuse des attaques ant&#233;rieures de l'Iraq sur ses voisins). Mais il reste par nature un rep&#232;re majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue, l'attaque russe sur l'Ukraine, agression g&#233;n&#233;ralis&#233;e d'un Etat souverain par un autre, sans provocation ou menace du premier directement sur le second, ne peut faire l'objet que d'une condamnation nette. M&#234;me si comme on sait les responsabilit&#233;s occidentales et notamment am&#233;ricaines sont significatives. Le joueur d'&#233;chec que paraissait &#234;tre Poutine a renvers&#233; la table, d'une fa&#231;on peu rationnelle. Notons incidemment que sur ce plan l'invasion contredit la doctrine affich&#233;e par le grand alli&#233; de la Russie, la Chine (rappelons que Taiwan est consid&#233;r&#233; partie de la Chine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.	Le paysage international &#224; la suite de l'attaque russe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par son ampleur et sa nouveaut&#233;, une telle agression repr&#233;sente un tournant majeur dans les relations internationales. D'un c&#244;t&#233;, c'est le retour &#224; la guerre comme instrument de rapports entre Etats, autrement que dans des cas qui pouvaient &#234;tre pr&#233;sent&#233;s &#224; tort ou &#224; raison comme une forme de police internationale. Et d'un autre c&#244;t&#233;, c'est une rupture franche entre la Russie et le monde occidental, et par l&#224; aussi le mode de r&#233;gulation internationale que celui-ci affiche. Bien entendu, une appr&#233;ciation compl&#232;te d&#233;pend des buts ultimes c&#244;t&#233; russe : volont&#233; de puissance et de revanche, reconstitution d'une grande Russie ou d'une forme d'URSS, etc. L'attaque montre en tout cas qu'on n'a pas affaire &#224; un patriotisme pur et simple, comme en t&#233;moignait d&#233;j&#224; l'intervention en Syrie, acte de puissance et non de d&#233;fense de la patrie russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la guerre en Ukraine fait sortir les Europ&#233;ens de leur monde r&#234;v&#233; o&#249; la paix est une situation normale et o&#249; la question de la guerre ne se pose qu'au loin, dans des pays o&#249; s&#233;vissent encore d'affreux tyrans qu'une bonne police internationale doit pouvoir faire disparaitre. Ce qu'ils d&#233;couvrent est la possibilit&#233; de la guerre en Europe, en outre avec une puissance nucl&#233;aire majeure. Derri&#232;re, se profile ce qui &#233;tait pourtant clair depuis des ann&#233;es : l'&#233;mergence d'un monde multipolaire qui est un monde de puissances, o&#249; la guerre est possible, que j'ai d&#233;crit dans mon livre de 2017 appel&#233; justement Guide de survie dans un monde instable, h&#233;t&#233;rog&#232;ne, non r&#233;gul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est particuli&#232;rement &#233;vident en Asie, avec pr&#233;sence de grandes puissances actuelles ou potentielles, tant dans la r&#233;gion (Chine, Russie, Inde, dans une certaine mesure Japon) que venant du dehors (Etats-Unis) ; plus des puissances moyennes mais ayant un poids r&#233;el appr&#233;ciable (Iran, Pakistan, Arabie Saoudite, Indon&#233;sie, Cor&#233;e, Vietnam, sans parler de la Turquie et d'Isra&#235;l &#224; l'ouest du continent). Les rapports entre ces nombreuses puissances sont complexes et &#233;volutifs (y compris entre Russie et Chine, malgr&#233; les apparences), mais avec un point commun : les lignes de clivages ne sont pas id&#233;ologiques, ni vraiment des conflits de civilisations, et le patriotisme est partout une r&#233;alit&#233; de base indiscutable. Les r&#233;actions &#224; la guerre en Ukraine le confirment, avec tr&#232;s peu de condamnations franches venant de cette zone. Or l'Asie est de plus en plus le centre de gravit&#233; de la plan&#232;te et elle donnera de plus en plus le ton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoute bien s&#251;r la situation toujours complexe et bellig&#232;ne du Moyen Orient, et la d&#233;rive croissante du Sahel, de la corne orientale de l'Afrique ou de la zone congolaise, et plus g&#233;n&#233;ralement d'une bonne partie de l'Afrique. Conflits, instabilit&#233; et guerres, mais l&#224; aussi, pas de conflit v&#233;ritablement id&#233;ologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.	Dans un monde de puissances, l'importance clef d'un patriotisme sain et lucide et non d'une croisade id&#233;ologique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'oppos&#233;, la tentation latente en Europe et aux Etats-Unis reste l'id&#233;ologisation : en l'esp&#232;ce, interpr&#233;ter l'alliance de la Russie et de la Chine comme la sainte alliance des r&#233;gimes autoritaires contre les d&#233;mocraties, et tout voir en termes de grand combat manich&#233;en de celles-ci contre ceux-l&#224;. La guerre d'Ukraine a consid&#233;rablement raviv&#233; cette tendance, parfois jusqu'&#224; une forme d'hyst&#233;rie. Mais en fait, seuls les &#8216;Occidentaux' mettent en avant leur id&#233;ologie. Or comme je l'ai d&#233;j&#224; relev&#233; par ailleurs, la tentation id&#233;ologique est tr&#232;s dangereuse en mati&#232;re de relations internationales, et cela ind&#233;pendamment du bienfond&#233; de ce qu'on appelle ses &#8216;valeurs'. En termes clairs, il faut dans la plupart des cas choisir entre l'id&#233;ologie et la recherche de la paix. En outre, cette attitude, qui se veut moralisante, est celle qui rencontre le moins d'&#233;cho en dehors du monde occidental, d'autant que cela peut &#224; un moment ou un autre menacer la plupart des pays ou r&#233;gimes et a justifi&#233; dans le pass&#233; des agressions occidentales stupides, sanglantes et contreproductives (Iraq, Lybie etc.). Dans le cas ukrainien, condamner une agression manifeste est parlant ; y voir la lutte du bien et du mal est moins convaincant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui n'emp&#234;che &#233;videmment pas de souligner les diff&#233;rences entre les diff&#233;rents r&#233;gimes politiques, de consid&#233;rer que tel ou tel est mauvais, et de promouvoir des valeurs qu'on juge essentielles. Rien n'emp&#234;che en effet d'avoir ses id&#233;es et de porter des jugements, notamment sur les r&#233;gimes jug&#233;s brutaux, agressifs, ou a fortiori totalitaires, et d'aider des &#233;volutions dans un sens qu'on juge meilleur. Mais cela doit s'inscrire dans un cadre de relations internationales o&#249; on doit admettre qu'on est un pays ou ensemble de pays parmi d'autres, qu'on est per&#231;u par les autres comme d&#233;fendant sa position et ses int&#233;r&#234;ts, et o&#249; surtout la guerre au sens propre (et l'escalade) est en g&#233;n&#233;ral contreproductive, en dehors m&#234;me de ses horreurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si ce qui compte est, l&#224; o&#249; on est, de jouer son r&#244;le et s'assumer ses responsabilit&#233;s, le patriotisme est plus que jamais &#224; l'ordre du jour. Patriotisme pacifique, inscrit dans une communaut&#233; des Etats et le respect mutuel, mais patriotisme profond et exigeant. Cela implique non seulement de disposer d'un outil de d&#233;fense puissant et efficace, donnant la plus grande autonomie possible et donc des budgets militaires appr&#233;ciables, mais aussi un esprit de combat, de d&#233;fense, que nous avons perdu (et dont les Ukrainiens montrent &#224; nouveau l'importance). Nous en sommes encore bien loin. C'est &#233;videmment pour nous la le&#231;on centrale de ces &#233;v&#232;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.	Quelles alliances militaires pour un pays comme la France ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la question des alliances. Un pays comme la France a &#224; la fois une tradition d'action autonome (d&#233;crite couramment sous le terme de gaullisme), qui s'est &#233;tiol&#233;e au fil du temps mais a pu encore se traduire r&#233;cemment ici ou l&#224;, et une inscription dans des alliances ou constructions politiques : l'Alliance atlantique et l'Union europ&#233;enne. Dans leur principe, on ne peut que conserver ces deux &#233;l&#233;ments, mais en les d&#233;limitant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une alliance est utile lorsqu'elle permet de maintenir une solidarit&#233; face &#224; ce qui serait un agression franche de la part d'une puissance, lorsque cette solidarit&#233; est justifi&#233;e. L'Alliance atlantique a fondamentalement pour r&#244;le de parer &#224; une menace sovi&#233;tique puis russe. Cette menace pouvait &#234;tre per&#231;ue comme moins actuelle, mais l'agression russe de l'Ukraine lui a donn&#233; une certaine cr&#233;dibilit&#233;. Bien s&#251;r, cela d&#233;pendra aussi de l'issue militaire de ce conflit. Et m&#234;me si la Russie se tirait bien de cette affaire mal engag&#233;e, elle n'est &#224; l'&#233;vidence pas en &#233;tat de menacer grand monde en dehors de son ancienne zone d'influence. Mais justement, le choix russe de mener cette agression fait qu'on doit int&#233;grer au moins l'hypoth&#232;se d'une telle attaque contre d'autres pays d'Europe orientale, ce qui redonne un sens &#224; l'Alliance, m&#234;me si la Russie ne sera &#224; court terme sans doute pas &#224; m&#234;me de le faire. Et pour la France, une telle attaque &#233;ventuelle et la vassalisation de l'Europe orientale ne seraient pas acceptables. Mais naturellement cela ne vaut que pour l'Europe (orientale). Il n'y a aucune raison pour que cela s'&#233;tende &#224; d'autres zones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ces motifs n'impliquent pas un alignement g&#233;n&#233;ral, d'abord sur les Etats-Unis, qui sont la colonne vert&#233;brale de l'Otan, mais qui ont commis suffisamment d'erreurs dans le pass&#233; pour ne pas &#234;tre suivis partout ; comme aussi sur des Europ&#233;ens dont nous sommes loin de partager toutes les vues, ni n'avons toujours les m&#234;mes int&#233;r&#234;ts de d&#233;fense (notamment sur le plan naval, avec notre immense domaine maritime), ni la m&#234;me capacit&#233; &#224; agir. L'Alliance devient notamment contreproductive si elle se traduit par le suivi servile des errements de la politique am&#233;ricaine ou de leurs int&#233;r&#234;ts qui ne se confondent souvent pas avec les n&#244;tres, ou, pire, par des agissements qui sont des menaces pour la paix. Concr&#232;tement, en l'esp&#232;ce, il aurait par exemple fallu continuer &#224; s'opposer fermement &#224; l'hypoth&#232;se m&#234;me de l'entr&#233;e de l'Ukraine dans l'Otan. D&#232;s lors, sur le plan militaire, autant une interop&#233;rabilit&#233; peut &#234;tre utile voire indispensable pour des actions communes qu'on juge appropri&#233;es, autant il faut viser le maximum d'autonomie op&#233;rationnelle possible. Entre autres exemples, la Russie y parvient technologiquement alors que son &#233;conomie est plus r&#233;duite que la n&#244;tre ; Isra&#235;l, encore plus petit, dans une large mesure aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui conduit &#224; poser la question de notre participation &#224; l'organisation int&#233;gr&#233;e de l'Otan. Elle n'est pas indispensable (on s'en est pass&#233; pendant quarante ans) et il aurait mieux valu ne pas y entrer. Ce qui nous &#233;viterait aussi de nous endormir sous la protection am&#233;ricaine, r&#233;elle ou non, comme l'Otan conduit &#224; le faire. Logiquement cette analyse implique d'en sortir au moment opportun (et donc pas dans les circonstances actuelles), tout en restant dans l'Alliance. Une telle politique renforcerait la cr&#233;dibilit&#233; de la France dans ses tentatives d'interm&#233;diation ou d'influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; S'agissant de l'Union europ&#233;enne, elle ne peut &#234;tre un cadre ad&#233;quat pour une politique de d&#233;fense, contrairement &#224; ce que pr&#233;tend E. Macron. D'une part, les autres pays europ&#233;ens en quasi-totalit&#233; (et surtout &#224; l'Est) sont plus que jamais convaincus que le lieu ad&#233;quat pour cela est l'Otan, et que leur d&#233;fense est assur&#233;e d'abord et surtout par les Etats-Unis ou avec eux, y compris quand ils renforcent leur propre effort de d&#233;fense. D'autre part, dans la plupart des cas, les divergences de vues sur l'opportunit&#233; d'une action militaire et sur sa direction sont notables entre Europ&#233;ens. L'agression russe de l'Ukraine est une exception, puisque l'accord de tous &#233;tait d'embl&#233;e &#233;vident, au moins sur le principe ; mais les mesures prises auraient pu l'&#234;tre dans le cadre d'un simple instrument de concertation entre Etats, sans besoin d'une d&#233;fense commune. En outre ces mesures (sanctions, livraisons d'armes) &#233;taient justifi&#233;es au d&#233;part mais tendent &#224; devenir irrationnelles (boycott de musiciens !) et surtout contreproductives, ainsi le d&#233;sengagement des entreprises de Russie, au seul profit des Russes. Enfin cette d&#233;fense commune n'est pas pr&#233;vue par les trait&#233;s ; et le paragraphe des trait&#233;s sur la solidarit&#233; entre Europ&#233;ens face &#224; une agression n'y conduit pas, sauf cas particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut donc pas s'obnubiler sur le mythe d'une d&#233;fense europ&#233;enne autonome, qui dans l'&#233;tat actuel des choses ne serait au mieux qu'une variante au sein de l'Otan, et au pire la clef de notre immobilisme. Et d'ailleurs, m&#234;me si ce mythe se r&#233;alisait, &#224; savoir une d&#233;fense europ&#233;enne totalement int&#233;gr&#233;e et bien &#233;quip&#233;e, pour la plupart des Europ&#233;ens elle ferait moins bien que l'Otan face &#224; une puissance nucl&#233;aire majeure comme la Russie, dans le cas ukrainien ou ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche une coop&#233;ration avec les autres Europ&#233;ens, notamment dans les industries de d&#233;fense, est n&#233;cessaire et b&#233;n&#233;fique, tout en prenant garde d'avoir une r&#233;elle r&#233;ciprocit&#233;, contrairement &#224; ce qu'on voit (ainsi r&#233;cemment pour les avions am&#233;ricains achet&#233;s par l'Allemagne - apr&#232;s bien d'autres cas), et de ne pas se faire lier les mains, ou, pire, d&#233;poss&#233;der de notre outil par id&#233;ologie ou esprit de syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paru sur le site de&lt;/i&gt; G&#233;opragma &lt;i&gt;le 28 mars 2022. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://geopragma.fr/la-guerre-dukraine-lecons-pour-une-politique-nationale-%ef%bf%bc/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://geopragma.fr/la-guerre-dukr...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Un article avec une r&#233;daction un peu diff&#233;rente a &#233;t&#233; publi&#233; sur&lt;/i&gt; Politique magazine &lt;i&gt;avril 2022).&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;https://politiquemagazine.fr/monde/la-guerre-dukraine-lecons-pour-une-politique-nationale/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://politiquemagazine.fr/monde/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les nations et leur destin</title>
		<link>https://pierredelauzun.fr/Les-nations-et-leur-destin.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre de Lauzun</dc:creator>


		<dc:subject>Politique nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Nation et mondialisation</dc:subject>
		<dc:subject>Nation et ethnie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un mod&#232;le de r&#233;f&#233;rence unique domine la soci&#233;t&#233; internationale : l'&#201;tat-nation d&#233;mocratique. Il lie souverainet&#233; &#233;tatique, nation ou peuple, et d&#233;mocratie repr&#233;sentative dans seul mod&#232;le de vie commune. De fait, il n'y a pas aujourd'hui de d&#233;mocratie autre que nationale, pas d'&#201;tat qui ne se veuille une nation, et pas corps souverain autre que l'&#201;tat. Ce mod&#232;le est le seul &#224; conf&#233;rer leur l&#233;gitimit&#233; aux membres de la soci&#233;t&#233; internationale. Seul, il est cens&#233; assurer la coh&#233;sion sociale, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://pierredelauzun.fr/IMG/logo/nations_et_destin.webp?1787417301' class='spip_logo spip_logo_right' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.decitre.fr/livres/les-nations-et-leur-destin-9782868397140.html?srsltid=AfmBOoq-QCPe_k5ZpZ4IcvfIo2fX9k0U5E_LitKXzz4b4jnq3qzQlkvx&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.decitre.fr/livres/les-n...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mod&#232;le de r&#233;f&#233;rence unique domine la soci&#233;t&#233; internationale : l'&#201;tat-nation d&#233;mocratique. Il lie souverainet&#233; &#233;tatique, nation ou peuple, et d&#233;mocratie repr&#233;sentative dans seul mod&#232;le de vie commune. De fait, il n'y a pas aujourd'hui de d&#233;mocratie autre que nationale, pas d'&#201;tat qui ne se veuille une nation, et pas corps souverain autre que l'&#201;tat. Ce mod&#232;le est le seul &#224; conf&#233;rer leur l&#233;gitimit&#233; aux membres de la soci&#233;t&#233; internationale. Seul, il est cens&#233; assurer la coh&#233;sion sociale, exprimer une volont&#233; collective et pouvoir exercer une contrainte l&#233;gale. Ce mod&#232;le, dominant est pourtant confront&#233; &#224; de grand menaces. La mondialisation d&#233;fie l'&#201;tat et sa souverainet&#233; ; les mouvements d'hommes et les brassages de cultures remette en cause la nation ; la d&#233;mocratie est rong&#233;e par l'individualisme ou le relativisme. Nul doute d&#232;s lors que l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des situations locales ira croissante, alors m&#234;me que le villas plan&#233;taire se resserre : il faut ainsi qu'y cohabitent des Etat Unis h&#233;g&#233;moniques, une Chine et une Inde en pleine mont&#233; une Europe h&#233;sitante, un monde musulman r&#233;volt&#233; et divin et une Afrique d&#233;sesp&#233;r&#233;e. Le destin des nations est ouvert. O&#249; va-t-il ? Vers l'Empire sous la houlette des Am&#233;ricains ? Vers la confrontation des puissances ? Vers une unification progressive, une d&#233;mocratie mondiale de plus en plus compl&#232;te ? Vers une forme d'anarchie ? Le plus probable est qu'il sera domin&#233; par l'instabilit&#233;. Le respect des nations, quelles que soient les p&#233;rip&#233;ties, sera 1a seule garantie et le seul instrument de la paix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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